Le chiffre

Biodiversité : jusqu'à 50 % des espèces pourraient disparaître dans certaines régions

©Andrea Izzotti/Shutterstock

Une hausse des températures de l'ordre de 4,5 °C pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la biodiversité, selon une étude menée par le WWF, qui appelle une nouvelle fois à la mise en place de mesures d'atténuation du changement climatique.

Les cris d'alerte continuent. Selon une étude menée par le WWF en partenariat avec des experts du Tyndall Centre for Climate Change de l’Université d’East Anglia, un réchauffement planétaire de l'ordre de 4,5°C d'ici 2030 pourrait conduire à l'extinction de près de 50 % des espèces qui peuplent les régions les plus riches en biodiversité.

Des résultats obtenus grâce à la projection des changements climatiques sur quelque 80 000 espèces de plantes, d'oiseaux, d'amphibiens, de mammifères et de reptiles réparties dans 33 écorégions dites prioritaires, c'est-à-dire qui abritent "une grande partie de la biodiversité la plus remarquable". Au rang desquels l'Amazonie par exemple, "extrêmement vulnérable" au changement climatique et dont les écosystèmes "accueillent près de 10 % des espèces connues". 

Une hausse de 2°C, plafond fixé par l'Accord de Paris, réduirait les risques d'extinction de moitié, mais pourrait tout de même signifier la disparition de 25 % de ces espèces. Un scénario optimiste, alors que les engagements pris lors de la COP21 placent le réchauffement sur une trajectoire à +3,2°C. Une situation qui amène les auteurs de l'étude à appeler à des "efforts concertés d’atténuation du changement climatique", passant notamment par la sortie des énergies fossile.