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Aux Caraïbes, une plage de sable vert qui absorbe le CO2

Une ONG a décidé de répandre un minerai volcanique aux allures de sable vert sur une plage, afin de réduire considérablement les émissions de CO2.
©Project Vesta

Depuis plusieurs décennies, les Caraïbes sont particulièrement touchées par le changement climatique et les aléas environnementaux qu’il provoque. Forte de constat, une ONG a décidé de répandre un minerai volcanique aux allures de sable vert sur une plage, afin de réduire considérablement les émissions de CO2.

Connues pour leur eau translucide et leurs plages paradisiaques, les Caraïbes sont une destination prisée par nombre de voyageurs en quête d’un cadre idyllique. Parmi elles, une plage fait exception à la règle, puisqu’elle est ornée de sable vert depuis près de deux mois maintenant. Un changement de décor qui n’est pas la cause d’une catastrophe industrielle, mais bien d’une expérimentation scientifique. Les chercheurs de l’ONG Project Vesta y ont en effet répandu un minerai volcanique nommé olivine dans un but très spécifique : stocker les émissions de dioxyde de carbone.

Pour procéder à leur expérience, les chercheurs ont eu recours à une méthode appelée ”altération forcée.” Un processus qui permet à l’olivine de transformer le dioxyde de carbone en coraux ou en rochers calcaires, et qui s’explique principalement par la désagrégation de ce minerai volcanique au contact des vagues. Une solution peu coûteuse, à hauteur de 10 dollars par tonne de carbone traitée, que l’ONG ambitionne de développer à grande échelle, comme l’expliquent les fondateurs de Project Vesta sur leur site internet. ”Notre vision consiste à aider à renverser le changement climatique en transformant 1000 milliards de tonnes de CO2 en rochers.”

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When silicate rocks are exposed to CO2 and water they trap carbon for millions of years as rock. Normally this interaction takes place from acidic rain slowly dissolving rocks and then rivers bringing this material to the ocean. We take a massive shortcut, by being able to do what nature can’t, choosing the fastest weathering rock (olivine) and taking it directly to beaches, where high-energy waves will become a giant ball mill, rapidly grinding it down. This transforms a process that normally takes tens of millions of years and shortens it to years. A volume of 7 miles cubed (less than construction materials mined yearly) of olivine, placed on 2% of the world’s tropical shelf seas, can remove the equivalent of TOTAL YEARLY CO2 released by humanity. Olivine is one of the most abundant minerals on Earth, and there is more than enough to take atmospheric levels of CO2 back down to pre-industrial levels (280ppm). There is hope and it’s called #ProjectVesta. With your support, we can do this!

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Si ce procédé semble très prometteur, certains aspects restent néanmoins assez flous comme l’explique la MIT Technology Review. Quantité précise de carbone emprisonnée, rôle des vagues dans le processus d’altération forcée… De nombreuses questions restent encore à élucider pour faire de l’olivine un acteur crucial de la lutte contre le changement climatique.

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