DOSSIER

Schneider Electric, un exemple d'entreprise à impact

Gilles Vermot Desroches, directeur développement durable du groupe Schneider.
©Schneider Electric

Sa présence dans de nombreux classements des entreprises les plus performantes au regard des critères ESG fait de Schneider Electric une société particulièrement prisée par les fonds ISR. Entretien avec Gilles Vermot Desroches, le directeur développement durable du groupe spécialiste de la gestion de l’énergie et des automatismes.

En quoi la politique développement durable de Schneider Electric s’inscrit-elle dans l’activité du groupe ?

Schneider Electric a fait une mue stratégique ces 20 dernières années vers un unique métier : celui de construire la transition numérique du monde de l’énergie. C’est une entreprise qui a particulièrement compris les enjeux du développement durable et surtout du changement climatique. Quand on est dans le champ de l’électricité, entre la production de plus en plus renouvelable, la révolution du numérique qui devient un outil de contrôle et de management des machines et l’intelligence artificielle, on peut accroître la sécurité d’usage - le métier traditionnel de Schneider Electric -, réduire la consommation et les émissions de gaz à effet de serre. C’est la promesse faite à l’ensemble des clients. Et c’est pourquoi on est devenu une entreprise qui met les enjeux de développement durable au coeur de sa stratégie et qui ajuste son activité pour mieux les prendre en compte.

Comment le groupe rend-il compte de ses impacts environnementaux et sociaux ?

Schneider Electric a conçu un outil maison qui mesure tous les trimestres la performance relative aux enjeux du développement
durable et la communique avec les résultats financiers de l’entreprise. L’outil s’appelle le Schneider Sustainability impact. C’est une confrontation, tous les trois ans, de la politique développement durable avec l’évolution des enjeux (notamment le changement climatique, la biodiversité, l’éthique, le développement, l’équité et la santé) et la manière dont ils sont traités par nos principaux interlocuteurs. De cette étude, on tire le baromètre qui fixe des objectifs pour les trois prochaines années - actuellement pour 2018-2020. Il y a 21 composantes, notamment la formation des salariés, la consommation énergétique, les émissions du transport ou la réduction des déchets. La performance de ce baromètre est présente dans tous nos outils de rémunération variable : les actions de performance que reçoivent les dirigeants, la part variable des managers, l’intéressement et la participation au bénéfice de tous les salariés français.

Quelles actions concrètes ont notamment été mises en place dans le cadre de cette politique de développement durable ?

Schneider Electric est une des premières entreprises, dès 2006, à avoir mis en place une couverture sociale pour l’ensemble de ses salariés et leurs familles dans le monde. Par ailleurs, 100 % de nos collaborateurs seront en équité salariale d’ici 2020. Sur les sujets environnementaux, nous avons pour objectif de passer à 80 % d’énergies renouvelables pour notre propre consommation. Et s’agissant de l’accès à l’énergie, nous avons défini un programme pour former un million de jeunes dans le monde aux métiers de l’électricité, entre 2015 et 2025.

Intégrer la RSE au coeur de ses enjeux, est-ce une nécessité pour l’entreprise de demain ?

C’est attractif pour des étudiants et collaborateurs qui veulent mêler valeurs, travail et compétences au bénéfice d’un avenir meilleur pour la planète. Mener tous ces engagements et offrir tout de même aux investisseurs la rentabilité nécessaire pour leur acte d’investissement, c’est une manière de dire « on vous paie votre investissement et on vous donne l’assurance que l’entreprise dans laquelle vous investissez fait tout pour réduire les risques de gouvernance, sociaux, environnementaux et pour comprendre l’évolution du monde afin d’en être un acteur de demain ».

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