L’exemple de MAIF montre qu’au-delà des dispositifs ponctuels, la participation peut aussi s’inscrire dans la structure même d’une organisation.
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INFO PARTENAIRE

Démocratie en entreprise : et si le collectif guidait aussi les décisions ?

Comment redonner une place réelle au collectif dans l’entreprise ? Alors que les attentes autour de l’écoute, de l’implication et du pouvoir d’agir évoluent, certaines organisations cherchent à inscrire ces principes au cœur même de leur fonctionnement. À la MAIF, cette logique ne se limite pas à quelques démarches participatives : elle influence aussi la manière dont l’entreprise se projette, prend ses décisions et définit ses priorités. 

Les entreprises n’ont probablement jamais autant parlé d’écoute, de collectif ou de participation. Et pour cause : ces sujets répondent à des attentes fortes. Selon une étude de l’Institut Bona fidé, près de trois salariés français sur quatre considèrent que consulter régulièrement les employés est un élément essentiel d’une organisation démocratique. 

Ces chiffres traduisent une évolution plus profonde : les salariés ne souhaitent plus seulement être informés. Ils veulent aussi comprendre les décisions qui les concernent, y être davantage associés et retrouver plus de cohérence entre les engagements affichés par les entreprises et leur réalité quotidienne. 

Face à ces exigences croissances, certaines d’entre elles expérimentent de nouvelles formes de participation, à travers des consultations internes, des démarches de co-construction ou des dispositifs collaboratifs. Mais ces initiatives restent parfois ponctuelles ou limitées à certains champs d’action.  

Une question se pose alors : que se passe-t-il lorsque cette logique participative cesse d’être un dispositif isolé pour devenir un véritable principe d’organisation ?  

MAIF : la participation au cœur de la gouvernance 

À la MAIF, cette question dépasse largement les seules initiatives ponctuelles : elle est inscrite dans le fonctionnement même du groupe. Cette logique s’est notamment traduite lors de son assemblée générale 2026, au cours de laquelle la mutuelle a présenté sa vision pour les dix prochaines années, baptisée “Le choix du lien”.  

Construite collectivement avec des militants, des salariés et des sociétaires, cette ambition réaffirme un modèle fondé sur la coopération, l’écoute, la confiance et le collectif. Dans un contexte de transformations rapides, elle porte une vision de long terme qui engage à la fois le métier d’assureur, le modèle mutualiste, la performance de l’entreprise et son rôle sociétal, avec une place centrale accordée au lien humain, à la solidarité et à la résilience collective. 

Cette vision cherche ainsi à donner une nouvelle trajectoire à la mutuelle tout en s’appuyant sur les principes qui structurent historiquement son fonctionnement. Créée en 1934, la mutuelle repose depuis son origine sur le mutualisme. Ici, chaque sociétaire y est à la fois assureur et assuré, avec l’idée que l’entreprise agit avant tout dans leur intérêt. 

Le principe est simple : un sociétaire égale une voix. Concrètement, près de quatre millions de sociétaires participent à la vie démocratique de la mutuelle à travers un système de représentation. Ils élisent parmi eux des représentants chargés de porter leur voix lors de l’assemblée générale. Ces élus prennent part aux grandes orientations de la mutuelle et désignent ensuite les membres du conseil d’administration. 

L’enjeu n’est pas seulement de consulter, mais aussi de faire en sorte que les attentes et les besoins exprimés puissent nourrir les décisions prises par l’entreprise. 

Quand la participation façonne la stratégie 

Cette manière d’associer les parties prenantes dépasse aujourd’hui les seules instances de gouvernance et s’étend à des enjeux plus contemporains. L’arrivée de l’intelligence artificielle générative, par exemple, pousse les entreprises à se poser de nouvelles questions : quels usages développer ? Quel impact sur les métiers ? Quelles garanties mettre en place autour des enjeux sociaux, éthiques ou environnementaux ? 

À la MAIF, cette réflexion a notamment pris la forme d’une convention salariée dédiée à l’IA générative. Trente salariés issus de différents métiers et tirés au sort ont ainsi participé à plusieurs sessions de travail mêlant échanges, interventions d’experts et réflexion collective. 

L’objectif n’était pas uniquement d’accompagner une transformation déjà engagée, mais aussi d’associer directement les salariés à la manière dont elle pourrait être mise en œuvre. Certaines propositions formulées lors de cette convention ont d’ailleurs déjà trouvé des applications concrètes au sein de l’entreprise, comme la mise en place d’un comité d’éthique ou l’évaluation environnementale systématique des projets liés à l’IA. 

La valeur au service du collectif 

L’enjeu ne porte donc pas uniquement sur la manière dont les décisions sont prises, mais aussi sur ce qu’elles disent des priorités de l’entreprise. Car les choix liés à la gouvernance peuvent aussi influencer la manière dont une entreprise envisage son rôle, ses engagements et l’utilisation de la valeur qu’elle crée. 

Depuis plusieurs années, MAIF consacre ainsi 10 % de son résultat annuel à son dividende écologique. Ce dispositif finance des actions liées à la biodiversité, à la prévention des risques ou encore à la résilience des territoires, avec l’idée que la valeur créée par l’entreprise puisse également contribuer à répondre à des enjeux collectifs plus larges. 

Le Fonds MAIF pour le vivant s’inscrit dans cette démarche. Alimenté par le dividende écologique, il soutient des projets destinés à protéger ou régénérer la biodiversité sans recherche de rendement financier. Le processus de sélection mobilise également sociétaires, salariés et militants, associés au comité d’instruction chargé d’évaluer les projets aux côtés d’experts techniques et scientifiques.  

Lors de l’assemblée générale 2026, MAIF a ainsi dévoilé les lauréats de l’appel à projets 2025-2026, avec seize projets retenus autour de grands enjeux tels que la restauration de cours d’eau et de zones humides, la renaturation urbaine ou encore la protection du littoral. 

Peut-on gouverner autrement l’entreprise ? 

Plus largement, au moment où de nombreuses organisations cherchent à recréer de la confiance et de l’engagement, une question revient avec de plus en plus d’insistance : quelle place réelle donner aux parties prenantes dans les décisions qui façonnent l’avenir de l’entreprise ? 

L’exemple de MAIF montre qu’au-delà des dispositifs ponctuels, la participation peut aussi s’inscrire dans la structure même d’une organisation. Une manière de rappeler qu’en matière de gouvernance, les mécanismes de décision comptent autant que les décisions elles-mêmes. 

En partenariat avec MAIF.