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POLITIQUE

Didier Guillaume : la politique agricole commune doit "rester européenne"

Didier Guillaume, ministre de l'agriculture, au micro de France Inter le 3O octobre 2019.
©Capture d'écran Twitter/@franceinter

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a estimé mercredi 30 octobre que la politique agricole commune (PAC), "une politique agricole intégrée", devait "rester européenne", et qu'il n'était "pas question de la nationaliser".    

"Si chaque Etat prenait l'argent de l'Europe et faisait ce qu'il voulait, ce serait une concurrence terrible entre les Etats membres de l'Union, ce serait une catastrophe absolue", a déclaré le ministre sur France Inter. Il répondait à des critiques émises par des parlementaires du Sénat et de l'Assemblée nationale, qui ont fustigé mardi le "dialogue de sourds" entre les gouvernements nationaux et la Commission européenne, appelant à "sanctuariser" les moyens alloués à la PAC après 2021.

Le président de la commission des Affaires européennes du Sénat Jean Bizet (LR) a notamment estimé que la réforme de la PAC en cours de discussion entre les Etats membres de l'UE conduirait "mécaniquement à une renationalisation" de cette politique et qu'elle créerait des "distorsions de concurrence très préjudiciables aux agriculteurs français". Sur ce point, "je pense que nous avons gagné la partie" a observé mercredi M. Guillaume, sans autre précision.

Néanmoins, il a convenu qu'il fallait défendre le montant du budget total pour l'agriculture européenne, appelé à baisser après la sortie des Britanniques de l'UE, et de nouvelles priorités (sécurité..) affichées par les Etats membres. "Pour la France, nous avons environ 9,5 milliards d'euros qui viennent de la PAC, et les aides directes aux agriculteurs de la France, (émanant) du budget français, c'est 3 milliards : la PAC donne trois fois plus d'aide aux agriculteurs français que n'en donne le budget national", a déclaré le ministre.

"La bagarre que nous menons à 20 Etats membres, vingt sur vingt-sept, est de dire ne touchez pas au budget agricole" a-t-il ajouté. La négociation entre les 27 "n'est pas menée par le seul ministre de l'Agriculture, elle est menée par le gouvernement, c'est le Premier ministre qui donne les lignes sur lesquelles nous nous battons" a précisé M. Guillaume. Une sorte de réponse à l'ancien ministre de l'Environnement Nicolas Hulot, qui souhaiterait voir les négociations copilotées par le ministère de la Transition écologique. Le "A" de PAC, "c'est aussi l'alimentation", a par ailleurs noté Didier Guillaume.

Sur l'environnement, il s'est engagé à ce que les aides agricoles soient "vraiment portées sur la transition agroécologique": "Pas d'aides directes s'il n'y a pas la transition agroécologique", a-t-il assuré.

Avec AFP.

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