Le greenwashing désigne une stratégie de communication utilisée par certaines entreprises pour se donner une image écologique faussement vertueuse.
©Pexels
Conso

Trois astuces pour éviter le piège du greenwashing

Face à la montée des préoccupations environnementales, de plus en plus de consommateurs cherchent à adapter leurs habitudes. Mais entre véritables engagements et stratégies marketing trompeuses, difficile de s'y retrouver.  

Le greenwashing, ou "écoblanchiment", désigne une stratégie de communication utilisée par certaines entreprises pour se donner une image écologique faussement vertueuse. Une façade verte qui masque des pratiques dévastatrices et brouille les repères des consommateurs. Voici trois astuces pour ne pas tomber dans le piège :

Se méfier des termes vagues et privilégier les labels

"Respectueux de l'environnement", "clean", "green"... Ces termes ne sont presque jamais encadrés. Beaucoup de marques les utilisent, sans garantir un réel engagement environnemental. L'utilisation de la couleur verte ou de feuilles sur les emballages peut également être trompeuse pour le consommateur. Résultat : il devient difficile de distinguer une démarche sincère d'un simple argument marketing.

Face à cela, les labels permettent de garantir un engagement réel et contrôlé par une institution tierce. L'Ecolabel européen, NF Environnement, Nordic Swan… Ces pastilles sont délivrées par des autorités publiques, nationales ou européennes (ministère, Commission européenne, etc.). La feuille du bio européen ou le label AB (agriculture biologique) sont également des indicateurs fiables de l'engagement des producteurs. 

Regarder l'origine et la durée de vie du produit

La provenance d'un produit alimentaire, technologique ou cosmétique influence directement son empreinte carbone. Un avocat du Pérou est transporté par avion avant d'arriver dans nos rayons, ce qui émet une grande quantité de gaz à effet de serre. Acheter local devient alors un levier simple pour consommer de manière responsable. Le constat est similaire pour les vêtements et objets massivement importés de Chine qui ont un réel impact sur la santé de l’environnement et des individus.

Si la provenance est un indicateur essentiel, la durée de vie du produit est un élément incontournable. À quoi bon acheter local si mon téléphone ne tient que deux ans ? Un produit durable limite le besoin de remplacement et donc la consommation de ressources. Cela suppose de privilégier des objets réparables et conçus pour durer. Ces alternatives sont souvent plus chères à l'achat, mais l'investissement est remboursé sur le long terme.

Privilégier le recyclage plutôt que le remplacement

Consommer autrement, c'est aussi repenser notre rapport aux objets et à leur fin de vie. Le recyclage est alors la première option quand on veut limiter son empreinte carbone. Donner, réparer ou acheter d'occasion permet d'éviter la production de nouveaux biens, souvent très énergivore. De nombreuses filières se développent aujourd'hui pour faciliter ces pratiques, du reconditionnement électronique aux plateformes de seconde main. Plutôt que de céder aux réflexes du neuf, prolonger la vie d'un objet devient un geste écologique à part entière. Une manière concrète de lutter contre les illusions du greenwashing.