Au fil des années, nos logements se remplissent d’objets oubliés qui surchargent le quotidien.
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Logement : comment alléger son intérieur pour retrouver confort et bien-être ?

Vivre sereinement chez soi commence par un intérieur bien agencé et un espace qui respire. Pourtant, au fil des années, nos logements se remplissent d’objets oubliés qui surchargent les placards et prennent de l’espace inutilement. Désencombrer ne permet pas seulement de gagner de la place. C'est aussi un moyen de gagner du temps, en réduisant celui consacré au rangement, au ménage ou à la recherche d’objets. Un intérieur allégé devient ainsi plus fonctionnel et contribue à réduire la charge mentale liée à la gestion permanente de l’accumulation.

Nos logements débordent. Au fil des années, objets, vêtements, appareils ménagers, équipements électriques et électroniques ou jouets s’accumulent sans qu’on en ait toujours l’utilité. Certains ont coûté cher mais restent pourtant inutilisés, relégués au fond d’un placard, d’un grenier, d’une cave ou d’un garage depuis des années. 

Cette accumulation n’est pas anodine : selon les chiffres de l’ADEME, un foyer français abrite en moyenne 2,5 tonnes d’objets, dont la fabrication a mobilisé 45 tonnes de matières premières. Un constat qui interroge nos modes de vie, mais aussi notre rapport à la consommation et notre manière de répondre aux sollicitations permanentes du marketing qui nous poussent à acheter des objets dont nous n’avons pas réellement besoin ou que nous avons parfois déjà. 

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’agir à son échelle. L’ADEME s’est penchée sur la question dans son étude Osez changer et dans l’une de ces publications "Comment gagner de la place chez soi ?", publiée en mai 2025. 

Pourquoi désencombrer fait du bien 

L’ADEME identifie 6 bonnes raisons de se lancer dans le désencombrement

- Prendre conscience de tout ce que l’on possède, s’interroger sur sa façon d’acheter pour changer ses comportements à l’achat et moins s’encombrer, mais aussi faire des économies et apprendre à distinguer le nécessaire du superflu. 

- Se simplifier le quotidien : un logement épuré facilite la vie. On retrouve vite ce que l’on cherche, on range plus facilement et le ménage devient moins contraignant et plus rapide. 

- Faire des économies : trier et bien ranger permet de redécouvrir des objets utiles et d’éviter d’acheter ce que l’on possède déjà. Cela réduit les dépenses inutiles et offre aussi la possibilité de revendre certains objets dont on ne se sert plus. 

- Libérer de l’espace : se débarrasser du superflu ouvre de la place au sol et dans les placards, rendant les pièces plus légères et agréables. 

- Donner une nouvelle vie aux objets : vendre, donner, échanger ou réparer ses biens leur offre un second souffle et peut même générer un petit revenu ou un geste solidaire. 

- Faire du bien à l’environnement : remettre des objets dans le circuit réduit la fabrication de produits neufs, préserve ainsi les matières premières et limite les déchets. 

Bien préparer son tri 

Mais avant de se lancer, un minimum d’organisation s’impose. L’ADEME recommande de préparer son plan d’action pour faciliter le tri et garder son énergie jusqu’au bout. Cela passe par quelques décisions simples : décider qui triera quoi, se fixer un calendrier réaliste pour avancer progressivement et réunir le matériel nécessaire, comme des cartons ou des boîtes étiquetées "à donner", "à vendre", "à réparer", "à garder" et "à recycler". 

Pour le déroulement du tri, certains préfèrent avancer pièce par pièce, d’autres plutôt par type d’objets : vêtements, livres, vaisselle, outils… À vous de juger ce qui vous convient le mieux. 

Le moment du grand tri 

Quand tout est prêt, vient le temps de passer à l’action. L’ADEME conseille de regrouper au même endroit les objets d’une même catégorie pour mieux visualiser l’ampleur de ce que l’on possède. Pour savoir si un objet mérite d’être conservé, cinq questions peuvent aider : Est-il souvent utilisé ? A-t-il une valeur sentimentale (un cadeau) ou financière ? Suscite-t-il un sentiment positif ? Est-il esthétique ? Est-il apprécié ? Si la réponse est non à chacune de ces questions, il est sans doute temps de s’en séparer. 

Nous pensions déménager pour plus grand mais nous avons finalement décidé de rester car nous nous sentons beaucoup moins à l’étroit depuis le désencombrement.

Offrir une seconde vie à ses objets 

Toutefois, désencombrer ne signifie pas jeter. De nombreuses solutions existent pour prolonger la vie des objets : les donner à ses voisins, sa famille, des associations ; les vendre en ligne ou lors de vide-greniers ; les faire réparer dans un atelier pour les utiliser à nouveau ou pour les vendre ; ou encore les déposer dans une recyclerie.  

Ces circuits permettent de réduire les déchets à traiter et surtout d’économiser les matières qui auraient servi à fabriquer un produit neuf. Et les chiffres rappellent l’ampleur du défi : chaque Français a acheté en moyenne quarante pièces d’habillement et quatre paires de chaussures en 2022, tandis que 46 millions de smartphones dorment encore dans les tiroirs. 

Adopter de nouveaux réflexes 

Une fois le tri terminé, le plus important reste de ne pas retomber dans les anciens schémas. L’ADEME invite à adopter quelques réflexes simples : toujours se poser la question de son besoin (quizz : https://epargnonsnosressources.gouv.fr/evaluer-besoin-avant-achat/) résister aux achats impulsifs ; privilégier la location, l’achat d’occasion ou l’emprunt ; éviter de stocker "au cas où" ; et repenser certains cadeaux, souvent offerts sans véritable utilité. 

L’expérience "Osez changer !"

L’opération menée par l’ADEME en 2021, baptisée "Osez changer !", illustre concrètement les bénéfices du désencombrement. 21 foyers volontaires ont ainsi inventorié, trié et allégé leur logement, passant à l’action de manière concrète. En moyenne, chacun s’est séparé d’environ 300 objets, dont 37 % de vêtements et chaussures et 23 % d’autres biens, et a pu récupérer près de 300 euros en revendant certains articles. 

Mais au‑delà des chiffres, le plus marquant reste le sentiment de légèreté et de bien-être ressenti par les participants. Caroline, l’une des participantes de l’expérience, témoigne : "Nous pensions déménager pour plus grand mais nous avons finalement décidé de rester car nous nous sentons beaucoup moins à l’étroit depuis le désencombrement". 

Un an plus tard, la démarche se poursuivait : 40 % des foyers continuaient à désencombrer leur maison et 30 % limitaient leurs nouveaux achats. Florence témoigne de l’impact concret de cette expérience sur son quotidien : "Le passage de 2 à 3 enfants est costaud et cela a permis de questionner nos besoins, notre rapport au matériel, on a été plus encombrés avec 1 enfant qu’aujourd’hui avec 3 enfants". 

Pour aller plus loin : Trouvez des solutions écologiques pour aménager et entretenir votre intérieur en explorant le site de l’ADEME : https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/amenager-maison 

En partenariat avec l’ADEME.