Elle avait remis fin septembre au cabinet du Premier ministre le projet d'accélération de l'adaptation, que Sébastien Lecornu lui avait réclamé cet été.
"Le contenu détaillé de ce plan viendra dans un second temps, car une partie des actions qu'il vise à financer font encore l'objet de discussions interministérielles", a indiqué Monique Barbut, lors d'une audition à l'Assemblée nationale.
Un plan d'investissement de 10 milliards d'euros par an
Elle précise avoir proposé "un plan d'investissement pour les cinq prochaines années" qui "doit nous permettre de dégager 10 milliards d'euros par an pour accélérer l'adaptation de notre pays, que ce soit pour renforcer la résilience de nos territoires, pour sécuriser nos réseaux et nos transports ou pour apporter du confort à tous les Français".
La ministre a évoqué "plusieurs instruments financiers" pour le plan : "Le budget de l'Etat, le budget de certains de nos opérateurs, y compris l'Ademe, et la moitié, en gros de ce financement qui proviendrait de ressources nouvelles mises en place par la Caisse des dépôts, soit au travers de ses ressources existantes si c'est possible, soit au travers d'un relèvement de différents plafonds des livrets qui existent", comme le Livret A.
"C'est une des choses qui est en cours d'arbitrage au niveau du cabinet du Premier ministre", a détaillé Mme Barbut.
Un besoin d'investissements estimé à 102 milliards d'euros
Le gouvernement a aussi publié mardi un document (dit "Spafte") sur les besoins d'investissements nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques de la France.
"Estimés à 102 milliards d'euros en 2024, les investissements annuels publics et privés en faveur de la décarbonation de l'économie devront doubler d'ici 2030 pour atteindre les objectifs climatiques de la France", conclut le texte.
Stabilité des dépenses environnementales dans le budget 2027
Bercy a par ailleurs publié mardi le "budget vert", destiné à lister les dépenses gouvernementales favorables ou non à l'environnement, ou "mixtes", c'est-à-dire qui peuvent à la fois être favorables ou défavorables.
Le projet de loi de finance (PLF) pour 2027 "maintient les dépenses favorables et mixtes à l'environnement à 48,9 milliards d'euros, au niveau de la loi de finances initiale (LFI) pour 2026, soit trois milliards d'euros de plus que l'exécution 2025", selon le gouvernement.
Avec AFP