Les acheteurs de voitures électriques d'occasion pourront désormais vérifier facilement le degré d'usure de la batterie, dont l'affichage va devenir obligatoire en vertu d'un pacte signé vendredi entre la filière automobile et le gouvernement.
L'état de la batterie "est généralement l'élément le plus freinant dans l'acquisition d'un véhicule électrique d'occasion", a souligné vendredi devant la presse la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, après la signature d'un "pacte de confiance pour les véhicules électriques d'occasion" avec des représentants des constructeurs et concessionnaires automobiles à Rambouillet (Yvelines).
Les constructeurs Renault et Stellantis mais aussi Aramis, spécialiste de la vente en ligne de voitures d'occasion aux particuliers, sont signataires de ce pacte par lequel ils s'engagent à afficher l'état de santé des batteries sur les véhicules.
La capacité réelle restante de la batterie conditionne le niveau réel d'autonomie d'une voiture électrique, il est donc capital de la vérifier lors de l'achat d'un véhicule de seconde main.
Ce diagnostic, parfois désigné par le sigle SOH (de l'anglais State of Health ou état de santé) s'exprime en pourcentage de la capacité d'origine, sachant qu'une batterie neuve atteint 100%.
Selon le cabinet de la ministre, la plupart des acteurs du secteur affichaient déjà ce genre de données, mais ça n'était pas toujours le cas.
Objectif de cet affichage: renforcer la confiance des acheteurs potentiels à l'égard des véhicules électriques d'occasion, d'autant qu'une série d'aides temporaires financées par les fournisseurs d'énergie sont entrées en vigueur le 1er septembre.
"C'est vraiment un geste qui est fait en faveur du pouvoir d'achat des catégories socioprofessionnelles" comme les aides à domicile, qui font beaucoup de kilomètres mais dont les revenus freinent souvent l'acquisition d'un véhicule électrique, a appuyé Monique Barbut.
La France prend ainsi de l'avance sur le futur "passeport batterie". Obligatoire dans l'Union européenne à partir du 18 février 2027, cette carte d'identité numérique sous forme de QR code contiendra entre autres des informations sur la capacité résiduelle.
La plateforme automobile (PFA), qui fédère les constructeurs et les équipementiers automobiles français, l'organisation patronale sectorielle Mobilisans et la CSIAM, qui fédère les filiales françaises des constructeurs automobiles étrangers, ont aussi signé le pacte.
myr-jwi/abb/abx