Violences : Retailleau dénonce une "convergence entre l'extrême gauche et des racailles" issues de l'immigration

Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau a dénoncé lundi "une convergence entre l'extrême gauche et des racailles" issues de l'immigration dans les violences en marge de la mobilisation du 17 octobre, promettant la déchéance de nationalité pour les "pilleurs".

Les violences de ces derniers jours "nous obligent à regarder en face l'échec de l'assimilation d'une partie des personnes issues de l'immigration", a affirmé le patron des Républicains lors d'une conférence de presse où il a réitéré son appel à Emmanuel Macron à déclarer "l'état d'urgence".

"Oui, il y a un lien entre une immigration massive qui crée des désordres sécuritaires et ce qui s'est passé (samedi). Oui, je le dis, l'affirme", a-t-il déclaré.

Invoquant les "retours des interpellations" pour justifier son lien entre violences et immigration, Bruno Retailleau a assuré qu'il y avait "une convergence entre l'extrême gauche et aussi des racailles, des délinquants, venant de banlieues".

Plaidant pour l'adoption d'une "loi anti-casseurs" et une "très grande fermeté sur l'accueil et le séjour en France", il a énuméré plusieurs mesures pour sanctionner les auteurs de vandalisme, parmi lesquelles la "déchéance de nationalité" pour les "pilleurs".

"Quand on a des binationaux qui pillent, qui sont des violents, qui agressent les gendarmes ou des policiers, quand on est un binational, on doit pouvoir être déchu de la nationalité française", a-t-il expliqué.

Bruno Retailleau, qui estime "insuffisants" les couvre-feux annoncés par le gouvernement, a affirmé que les "pillages traduisent aussi une "véritable décivilisation", évoquant "une barbarie" à laquelle il faut "opposer notre force et notre modèle culturel".

Le candidat LR propose également "d'abaisser à quinze ans la majorité pénale pour les mineurs, pour les crimes et délits les plus graves".

Contrairement à Marine Le Pen et Jordan Bardella, Bruno Retailleau a assuré qu'il se rendrait à la réunion des chefs de parti autour de Sébastien Lecornu qui doit être organisée après les violences commises en marge de la mobilisation du 17 octobre.