Violences à Paris : la famille de l'homme décédé samedi réclame des résultats d'autopsie "au plus vite"

La famille de l'homme de 59 ans décédé samedi pendant les violences à Paris réclame que les résultats de son autopsie soient communiqués "au plus vite" par le parquet, qui a ouvert une enquête en recherches des causes de la mort, a déclaré jeudi son avocat à l'AFP.

"Nous demandons ces résultats d'autopsie dès qu'elle aura été effectuée, pour connaître les causes de la mort", a insisté Me Youri Krassoulia, mandaté par la conjointe du défunt, un intermittent du spectacle "sans problème cardiaque".

"Personne ne nous tient au courant de ce qu'il se passe. Personne ne veut nous donner d'information plus précise", a-t-il déploré.

Une enquête pour "recherches des causes de la mort" a été ouverte par le parquet pour déterminer les circonstances de la mort de cet homme qui, selon les premières constatations rapportées par le ministère public, aurait succombé "des suites d'un probable malaise" près de République.

L'homme est décédé rue du Château-d'Eau, une artère qui part de la place de la République, l'un des épicentres des violences de samedi. Son corps a été transporté à l'institut médico-légal, avait précisé le parquet.

Ses proches cherchent désormais toutes informations ou témoignages, notamment des vidéos, qui ont pu être prises avant et au moment du décès, selon Me Krassoulia.

La préfecture de police, de son côté, a indiqué que samedi à 18H20 les sapeurs-pompiers avaient été sollicités pour un "homme de 59 ans inconscient sur la voie publique à l'angle de la rue de Lancry et du boulevard Magenta".

"Compte tenu des conditions de sécurité dégradées aux alentours, la victime a été déplacée au centre de secours de Château-d'Eau où elle est décédée à 18H55 malgré les secours", avait déclaré cette source.

Une autre enquête a été ouverte sur un deuxième mort, dans la nuit du dimanche au lundi à Paris : il s'agit d'un homme de 48 ans, décédé rue Berger dans le quartier des Halles, des suites d'un malaise sur la voie publique malgré l'intervention rapide des sapeurs-pompiers, selon la préfecture de police.