Le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé lundi que ni lui ni Marine Le Pen, ne participeraient à la réunion des chefs de parti autour de Sébastien Lecornu organisée après les violences commises en marge de la mobilisation du 17 octobre.
Le Rassemblement national sera "très certainement représenté par l'un de ses vice-présidents", a précisé Jordan Bardella à propos de la réunion évoquée dimanche soir par le président de la République, Emmanuel Macron, mais dont la date n'a pas encore été annoncée.
A l'issue d'une cellule interministérielle de crise, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a invité les dirigeants du RN "à reconsidérer" leur position parce que "la sécurité de la campagne présidentielle" sera à l'ordre du jour, bien qu'il "n'ai(t) pas encore envoyé la lettre" d'invitation.
En conférence de presse lundi matin, M. Bardella a également appelé le gouvernement à permettre aux membres du RN de participer "dans des conditions de sécurité saines et normales" au congrès du parti qui se tient le week-end prochain à Orléans.
M. Bardella s'en est une nouvelle fois vivement pris à LFI dont "l'ultragauche est devenue le bras armé".
"L'ultragauche est le cancer de notre démocratie", a-t-il dit.
Il a appelé "Jean-Luc Mélenchon et ses élus à condamner les violences, à sortir de l'ambiguïté et à dire s'ils se trouvent ou non du côté de la République et du côté des honnêtes gens ou du côté de l'insurrection et de la guerre civile".
Pour lui, "l'objectif de M. Mélenchon, c'est pas d'être président de la République, c'est la guerre civile en France".
Il a même estimé que la France devrait demander le placement "des groupes d'ultragauche sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne".
Afin de "protéger le droit de manifester des Français pacifiques face à la violence", nous devons mettre en place "pour les milliers de militants d'ultragauche fichés S le traitement appliqué avec succès pour lutter contre le hooliganisme, leur interdiction de participer à ces rassemblements", a-t-il également préconisé.