Vin: un fonds d'urgence lié au mildiou élargi à tous les vignerons en difficultés

Un fonds d'urgence de 20 millions d'euros adopté mercredi par les députés a priori en faveur des viticulteurs touchés par le mildiou a été élargi à tous les vignerons faisant face à des difficultés de trésorerie, a indiqué vendredi le ministère de l'Agriculture.

L'aide avait été initialement intégrée via un amendement du rapporteur du budget Jean-René Cazeneuve, élu du Gers, qui avait évoqué lors des discussions sur un ajustement du budget de fin d'année un "épisode très fort de mildiou dans beaucoup de récoltes et de bassins viticoles du Sud-Ouest.

L'exposé des motifs de l'amendement mentionne par ailleurs que l'aide cible "les viticulteurs les plus en difficulté de trésorerie suite à l'épisode de mildiou", une maladie causée par des épisodes pluvieux associés à la chaleur et qui provoque feuilles de vigne tachées et raisins desséchés.

Le ministère, dans un communiqué diffusé jeudi soir, a toutefois indiqué que le fonds était destiné aux "viticulteurs les plus en difficulté de trésorerie, notamment dans le Sud-Ouest", l'ouvrant ainsi à ceux ayant souffert par exemple de la sécheresse ou de mauvaises ventes.

Le gouvernement discutait déjà avec le rapporteur du budget des divers problèmes économiques rencontrés par les viticulteurs, a expliqué vendredi le cabinet du ministère à l'AFP.

"Il n'y a pas d'incohérence", mais un élu qui a mis en avant "les difficultés liées au territoire qu'il connaît bien", assure-t-on.

Le mildiou n'étant pas une "maladie réglementée", il n'existe de toute façon pas de dispositif dédié permettant d'accompagner les producteurs en ayant pâti, ajoute le cabinet.

Les critères d'accès au fonds seront affinés "dans les semaines à venir".

Des discussions sur des aides d'urgence à l'ensemble de la filière sont engagées depuis plusieurs semaines, indique Jérôme Despey, président du conseil spécialisé des vins de FranceAgriMer, l'établissement public qui met en oeuvre les aides à l'agriculture et à la pêche.

"J'avais demandé très fortement au ministre que s'il y avait un dispositif d'aides, il soit étendu sur la difficulté économique couvrant l'ensemble des bassins viticoles", que celle-ci soit liée "au mildiou, à la sécheresse ou à la mévente", ajoute-t-il auprès de l'AFP. Cela a été "clarifié" dans le communiqué du ministère, dit-il.

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