Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à l'élection présidentielle, a appelé mercredi ses rivaux et leurs partis à s'entendre sur "une plateforme commune anticrise" car les violences du week-end dernier ont été telles que "la campagne ne peut continuer comme avant".
L'ancien Premier ministre a estimé, dans une longue vidéo publiée sur les réseaux sociaux, que "la guerre civile frappe à la porte".
"Le danger, c'est maintenant. C'est la déchirure. Et c'est pourquoi la campagne présidentielle ne peut continuer comme avant", a-t-il déclaré dans cet "appel à la paix civile".
Dominique de Villepin s'est dit convaincu que "chaque image de barricade en feu" favorise le Rassemblement national, tandis que "chaque image de violence commise par des policiers" renforce La France insoumise.
"N'attendons pas de nous enfoncer plus avant dans le conflit. Jetons dès maintenant les bases d'un accord social et politique pour pacifier le pays, rendre possible une campagne présidentielle sereine", a-t-il ajouté.
Le prétendant à l'Élysée plaide pour des "États Généraux de la République" qui, selon son entourage, doivent poser "les bases d'un dialogue constructif".
Dominique de Villepin a appelé au lancement de consultations au niveau des communes, ainsi qu'à "une plateforme commune anticrise" réunissant les candidats à l'élection présidentielle et les partis.
Il s'agirait d'une série d'engagements, comme revenir sous les 3% de déficit public pendant le quinquennat, rester dans l'Union européenne, respecter l'État de droit ou bâtir une intelligence artificielle souveraine.
Ces démarches, selon lui, doivent permettre l'élaboration de plans d'urgence pour les lycées, le renforcement de la police, la croissance et le coût de la vie.
Son entourage a précisé à l'AFP souhaiter "l'affirmation d'une responsabilité partagée" et la création de "garde-fous indispensables".
Dominique de Villepin, ancien chiraquien qui chasse désormais sur les terres de la gauche, multiplie les appels au rassemblement sans enregistrer pour l'heure de ralliement de taille.
Il répète sa volonté de participer à l'élection de 2027, bien qu'il n'ait pas encore officialisé sa candidature.