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Veolia prêt à communiquer l'accord d'achat de Suez aux syndicats

Le PDG de Veolia, Antoine Frérot, s'est dit prêt à communiquer aux syndicats de Suez le contenu de l'accord conclu par le géant de l'eau pour racheter son concurrent, et a esquissé une intégration rapide, qui devrait être aboutie d'ici "deux à trois ans", dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Aujourd'hui les syndicats souhaitent connaître l'accord. Nous n'avons rien à cacher et je suis très favorable à ce qu'il leur soit communiqué. Qu'ils aient eu besoin de ces sept mois pour digérer ce changement me paraît légitime. Les inquiétudes vont progressivement disparaître", a-t-il affirmé, ajoutant que "le nouveau Suez va rester le numéro 4 ou 5 mondial. Ce ne sera pas une petite entreprise".

Selon un accord de principe dévoilé le 12 avril, Veolia doit absorber une bonne part de son rival pour former un champion de l'eau et des déchets. Le futur Suez sera, lui, largement concentré sur la France, selon cet accord conclu après plus de sept mois de résistance de Suez face aux visées de son concurrent.

"Nous attendons le feu vert des autorités de la concurrence, essentiellement en Europe. Elles doivent nous faire un premier retour vers la fin du mois de juin. Il est très probable que nous puissions alors accepter leurs demandes puisque le nouveau Suez règle tous les problèmes de concurrence en France, qui était le principal point d'attention. Cela me permettrait ensuite de lever la condition suspensive sur l'OPA, qui devrait donc être terminée au début de l'automne", a déclaré M. Frérot.

Selon lui, "la rapidité de l'intégration va être très importante", avec l'appui d'un cabinet extérieur qui veillera à une "mixité des équipes". Et il faudra "deux à trois ans" pour que l'intégration soit aboutie.

"Sur les treize à quatorze membres" du comité exécutif du nouveau Veolia, "il serait naturel que quatre, cinq, voire six managers de Suez l'intègrent", a indiqué M. Frérot.

Mais a priori pas Bertrand Camus, actuel directeur général de Suez: "Je lui ai très régulièrement et même publiquement proposé de rejoindre notre magnifique projet. Je pense qu'il n'en a pas envie et qu'il fera donc autre chose."

M. Frérot estime n'avoir "jamais été hostile, mais toujours déterminé", dans sa bataille pour conquérir Suez, car "convaincu que le sens industriel de ce rapprochement finirait par s'imposer, que la raison l'emporterait".

ak/ref/shu

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