Ventes de voitures en hausse de 3,7% en mai en France, dont près d'un tiers d'électriques

Les ventes de voitures neuves en France ont augmenté de 3,7% en mai sur un an, avec 128.484 immatriculations, dont un bond de 81% pour les électriques qui ont atteint 29% des achats, a annoncé la Plateforme Automobile lundi.

"Le marché est très bas, car mai 2025 était un plus bas historique. Par rapport à la période d'avant-Covid, qui reste notre référence, le marché a dévissé de 34%", commente un porte-parole de la PFA, qui regroupe les constructeurs français.

Le marché a été porté par les achats des particuliers, qui ont atteint 57.070 immatriculations, en hausse de 15%, alors que les flottes d'entreprises ne progressent que de 1%.

Les immatriculations de voitures électriques ont bondi de 81% en mai sur un an, à 37.412 unités, portant leur part de marché à un niveau record de 29%, contre 16% un an plus tôt.

Chez les particuliers, un achat sur trois est désormais électrique (34% de part de marché), précise le cabinet AAA Data.

"Sur cinq mois nous voyons la part de marché des électriques se stabiliser à 28% sur 5 mois, grâce aux aides à l'achat, à l'obligation faite aux flottes de s'électrifier, à une offre de modèles qui s'étoffe avec des prix en baisse et à la hausse du prix à la pompe", note la PFA.

Par groupes, Stellantis est en baisse de 7,7% et Renault recule de 7,6% mais Toyota rebondit de 4,2%. Celles qui progressent fortement sont en revanche les marques chinoises BYD, Xpeng et Leapmotor.

"Non seulement le marché est très petit mais nous voyons des concurrents chinois très agressifs", relève la PFA.

Les ventes de voitures d'occasion ont elles totalisé 409.142 transactions, en baisse de 4% mais les voitures d'occasion électriques ont atteint 22.932 transactions, plus du double de mai 2025.

Cette dynamique "s'inscrit dans un contexte de prix favorables des voitures d'occasion électriques et d'un afflux croissant de modèles sur le marché secondaire", explique AAA Data.

"Le report du malus occasion rétroactif au 1er janvier 2027 et la suspension des zones à faibles émissions (ZFE) en 2026 préservent le marché des voitures anciennes : les transactions C2C (entre particuliers, NDLR) de voitures de plus de 10 ans progressent de 4% (171.405 unités, soit 72% des transactions C2C)", souligne le cabinet d'expertise.

Le marché des utilitaires légers a baissé de 10,5% en mai à 26.265 unités. Les utilitaires électriques ne représentent encore que 2,2% du parc des petits utilitaires, 1,5% du parc des utilitaires moyens et 0,6 % du parc des utilitaires lourds (supérieurs à 2 tonnes).

Sur les cinq premiers mois de 2026, avec 668.379 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est quasiment stable (-0,64%) avec 146.301 immatriculations et celui des véhicules utilitaires légers recule de 1,19% à 814.680 véhicules.

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