Adoptée à l'Assemblée en juin, une proposition de loi visant à limiter l'exposition de la population au cadmium, un métal lourd toxique, sera examinée au Sénat le 22 octobre, a annoncé le groupe écologiste de la chambre haute.
"Pain, pâtes, riz, pommes de terre : ce que nous mangeons chaque jour nous empoisonne. Cancérogène et perturbateur endocrinien, le cadmium est une véritable bombe sanitaire", alerte un communiqué du groupe, qui a décidé d'inscrire ce texte parmi ceux étudiés lors de la journée réservée à ses textes.
La proposition de loi entend abaisser les taux autorisés de cadmium dans les engrais phosphatés, qui sont source d'accumulation de ce métal dans les sols agricoles, contaminant ensuite les aliments.
Elle prévoit de réduire les limites maximales autorisées à 40 mg/kg dès 2027, puis à 20 mg/kg à partir de 2030 -- contre 90 mg/kg actuellement.
Le gouvernement a annoncé la semaine dernière vouloir agir par arrêté, en visant le même seuil pour 2030, mais un seuil moins ambitieux (60 mg/kg) pour 2027.
"Cet effort est insuffisant" devant "l'urgence sanitaire avérée", estiment les écologistes. "Non seulement le calendrier reste de l'ordre du bon vouloir, mais un arrêté n'a en aucun cas force de loi: il reste une disposition fragile et facile à supprimer. La loi que nous proposons aujourd'hui constituerait une sécurité concrète."
Un autre texte sera examiné le 22 octobre à l'initiative des écologistes, visant à garantir l'accès à un panier diversifié de produits favorables à la santé, vendu à prix coûtant.
Ce texte est défendu de longue date par une coalition d'associations, notamment Foodwatch.