La France a connu un mois de janvier particulièrement pluvieux et, pour sa première semaine, particulièrement froid, dans un contexte de réchauffement climatique qui reste de mise, a annoncé lundi Météo-France.
Malgré un mercure négatif et jusqu'à 10°C sous les normales durant la première semaine de janvier, à l'échelle du mois, la température moyenne nationale est restée proche de la normale (+0,3°C).
"Le début de l'année s'est déroulé dans une ambiance souvent glaciale", mais cet épisode de froid, bien que "remarquable par son intensité", n'a pas "atteint le stade de vague de froid à l'échelle nationale, phénomène rare dans le climat" réchauffé par les activités humaines du 21e siècle, souligne Météo-France.
Néanmoins, "il n'avait pas fait aussi froid depuis février 2018" et au "paroxysme de l'épisode, les températures ont été inférieures à -5°C sur près des deux tiers nord de la France et sont restées négatives durant quatre journées consécutives dans le Nord-Est", avant de remonter dans la seconde partie du mois, note le prévisionniste national. Des chutes de neige conséquentes en plaine ont également été constatées.
Autre élément notable de janvier: l'excédent pluviométrique national mensuel a atteint les 30%, en raison d'une succession de perturbations, dont la tempête Goretti et ses vents violents dans la nuit du 8 au 9 janvier, occasionnant même des inondations à répétition en fin de mois.
La pluie a été particulièrement marquée en Bretagne, où il a plu deux jours sur trois et où il est tombé deux fois la normale mensuelle, ainsi que sur le Roussillon et la Corse (pluie un jour sur deux, entre 3 et 4 fois plus que la normale mensuelle).
"Il s'agit du mois de janvier le plus pluvieux depuis le début des mesures en 1959 sur l'Aude, la Corse-du-Sud et le Finistère", précise le prévisionniste.
Néanmoins, l'enneigement reste déficitaire sur la plupart des massifs du pays, à l'exception de la Corse et des Pyrénées.
Conséquence du temps souvent perturbé, si à l'échelle du pays, l'ensoleillement a été "proche de la normale", le déficit de soleil a atteint jusqu'à -20% près des frontières du nord, en Bretagne ou encore sur la moitié sud.
En revanche, les Pays de la Loire et en Auvergne-Rhône-Alpes, le soleil a été plus généreux qu'à l'accoutumée (entre +10 et +40%).