Le nombre de décès enregistrés entre janvier et août 2026 a légèrement augmenté par rapport à la même période en 2025, en raison d'un "été particulièrement meurtrier", le plus chaud jamais vécu par l'Hexagone depuis 1900, selon une étude de l'Insee diffusée jeudi.
Sur les huit premiers mois de l'année 2026, le nombre de décès a légèrement progressé (+0,5%) sur un an, note l'Institut national de la statistique.
L'épidémie de grippe, moins virulente en 2026 qu'en 2025, a contribué à une baisse des décès en début d'année avant que les courbes ne se croisent au cours de l'été.
"Le mois de juin 2026 a été particulièrement atypique, avec une hausse du nombre de décès (toutes causes confondues) de 12% par rapport à juin 2025", écrit l'Insee.
"Cette hausse des décès estivaux peut être mise en relation avec les épisodes de canicule qui ont eu lieu durant l'été 2026 et qui ont touché la quasi totalité de la France métropolitaine", ajoute l'institut.
L'été 2026, marqué par une succession presque ininterrompue de canicules, a fait près de 8.000 morts en excès en France, selon des données provisoires des autorités sanitaires, diffusées mi-septembre.
Au total, 647.818 personnes sont décédées en France en 2025, soit une hausse de 1% par rapport à 2024, après neutralisation de l'effet de l'année bissextile. Cette augmentation s'explique notamment par l'épidémie de grippe hivernale, très virulente en janvier 2025.
Hors période Covid-19 (2020-2022), le nombre de décès augmente de façon continue depuis 2011 en raison du vieillissement des générations du baby-boom et des gains d'espérance de vie, souligne l'Insee.
Pour les mêmes raisons, l'âge moyen au décès a augmenté de près d'un an et demi en 10 ans, pour atteindre 79,5 ans en 2025.