La présidente de la région Occitanie et les présidents des régions Auvergne-Rhône Alpes et Nouvelle Aquitaine demandent à l'État un "plan stratégique ferroviaire du Massif Central" pour endiguer "plusieurs décennies de sous-investissement" et une "vétusté préoccupante du réseau".
Malgré les incertitudes immédiates pesant sur le budget 2027, les élus demandent à l'État "d'ouvrir sans délai une concertation nationale" et de construire avec les régions et SNCF Réseau chargé de l'entretien et de la régénération des voies ferrées, une "vision ambitieuse, cohérente et financée jusqu'en 2040", selon un communiqué commun des trois régions diffusé vendredi.
Faute d'entretien, "les ralentissements de trains se multiplient, les temps de parcours s'allongent et le risque de nouvelles fermetures de lignes fragilise la cohésion, l'attractivité et l'avenir du Massif Central" écrivent Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Fabrice Pannekoucke (Auvergne-Rhône Alpes) et Alain Rousset (Nouvelle Aquitaine) dans leur lettre.
Ce réseau ferré représente un "patrimoine et une infrastructure d'intérêt national", soulignent les trois élus régionaux. Il irrigue "un cinquième de la superficie de la France métropolitaine", et relie plusieurs grandes régions.
Les trois régions rappellent qu'elles ont "pleinement assumé leurs responsabilités" en "investissant massivement dans le renouvellement du matériel roulant et le développement des dessertes régionales".
"La régénération et la modernisation des infrastructures ferroviaires relèvent de la responsabilité de l'État et nécessitent désormais des moyens dépassant largement les capacités des seules collectivités territoriales", font-elles valoir.
Selon les trois régions, le plan demandé à l'État devrait poursuivre cinq objectifs : garantir la pérennité des lignes dites de desserte fine du territoire, moderniser les grands axes reliant les principales agglomérations du Massif Central, améliorer la qualité, la fréquence et les temps de parcours des dessertes nationales et régionales, renforcer les connexions avec les réseaux nationaux et européen et établir une programmation pluriannuelle.
"Le Massif central ne demande pas un traitement privilégié", souligne la lettre, "il demande que son avenir soit enfin pleinement intégré à la stratégie nationale des mobilités" permettant cohésion nationale, transition écologique, compétitivité économique et égalité d'accès aux services.