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Thales veut réduire ses émissions de CO2 de plus d'un tiers d'ici 2023

Thales compte réduire de 35% ses émissions de CO2 d'ici 2023 et vise le "zéro émission nette" en 2040, a annoncé mardi le groupe d'électronique et de défense lors d'une journée investisseurs consacrée aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

En 2019, l'entreprise s'était engagée à une baisse de 20% des émissions tirées de ces opérations (émissions des Scope 1 et 2 et de Scope 3 pour les voyages d'affaires). "On y est déjà", a affirmé son PDG Patrice Caine à quelques journalistes.

"Au regard des progrès déjà réalisé, on se sent capables de viser une réduction de 35% en 2023", 50% en 2030 (contre 40% prévus en 2019) et on se se sent prêts pour s'engager sur du net zéro en 2040", a-t-il annoncé.

Pour ces émissions dites "opérationnelles", Thales a produit 13,2 tonnes de CO2 par million d'euros de chiffre d'affaires en 2020, soit environ 224.000 tonnes de CO2, et estime à 8 millions de tonnes de CO2 les émissions issues de l'utilisation de ses produits par l'utilisateur final (Scope 3).

Alors que les bénéfices environnementaux, sociaux et de gouvernance de leurs placements sont de plus en plus regardés par les investisseurs, Thales a plaidé devant eux pour ses activités, censées rendre le monde "plus sûr, plus vert et plus inclusif".

Cela passe notamment par la conception d'algorithmes d'intelligence artificielle moins énergivores, la réduction de la fracture numérique via le déploiement de satellites de communications qu'il fabrique, ou encore la conception de systèmes permettant une gestion plus efficace du trafic aérien, selon Patrice Caine.

Alors que certains investisseurs se détournent des industries d'armement, les activités de défense et de sécurité, qui représentent près de la moitié du chiffre d'affaires de Thales, "sont, si ce n'est au coeur des questions d'ESG, presque un prérequis", a estimé Patrice Caine.

"On ne peut parler de développement soutenable que si nos sociétés elles-mêmes sont stables et que les gouvernements sont capables de garantir cette stabilité", a-t-il jugé.

"Les investisseurs américains considèrent qu'investir dans ces entreprises fait partie des investissements socialement responsables (...) En Europe, la grande majorité de nos investisseurs sont soit très positifs soit ne demandent qu'à être convaincus", selon lui.

mra/kd/LyS

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