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Taxe, énergies: l'Assemblée entame son "grand débat" par la transition écologique

Taxe carbone, énergies renouvelables, soutien à la mobilité: les députés ont marqué leurs différences et formulé quelques propositions pour la transition écologique, à l'ouverture des débats sur le grand débat à l'Assemblée nationale.

Au coeur du déclenchement de la crise des "gilets jaunes", la question de la transition écologique a été le deuxième thème plébiscité par les Français sur le site du grand débat avec 153.797 propositions enregistrées (après la fiscalité: 186.699 propositions).

Dans un hémicycle clairsemé, une vingtaine de députés ont défendu à la tribune leur vision de l'écologie, devant quatre membres du gouvernement.

Reprenant l'appel du président Macron à aller "plus vite, plus fort, plus loin", la majorité a estimé que la transition écologique représentait "une opportunité de développement économique, de justice sociale et d'aménagement du territoire".

Les "marcheurs" ont notamment proposé une Loi de programmation pluriannuelle de l'énergie, à laquelle le ministre François de Rugy s'est déclaré favorable.

Revenant sur la taxe carbone, il a estimé que "son seul tort" avait été d'être arrivée après dix ans d'augmentation d'impôts. "La question de l'augmentation du prix du carburant a révélé une revendication pour plus de pouvoir d'achat, mais pas contre la fiscalité écologique", selon M. de Rugy.

Les LR et UDI ont insisté pour que tous les revenus issus de la fiscalité écologique soient intégralement dédiés à la transition écologique. "Et nous demandons au président de ne plus augmenter d'un centime la fiscalité sur les carburants d'ici la fin du quinquennat", a ajouté Valérie Lacroute (LR).

Bruno Millienne (MoDem) a appelé à passer "d'une écologie punitive, incantatoire et symbolique, à une écologie concrète, active, protectrice et accompagnée".

Les socialistes ont souligné que "les déclarations de bons sentiments" de l'exécutif "n'ont pas réussi à retenir Nicolas Hulot".

Christophe Bouillon (PS) a suggéré que les financements de la transition écologique ne soient pas pris en compte dans la règle européenne des 3% de déficit - idée portée aussi par LREM.

"Certains pensent que l'écologie est soluble dans le capitalisme" mais "cette position n'est pas naïve, elle est cynique", a dénoncé l'Insoumise Mathilde Panot, appelant à juger "ceux qui collaborent à la destruction de l'espèce".

Répondant à Hubert Wulfranc (PCF) qui réclamait le rétablissement d'un service public de production et de distribution de l'énergie, M. de Rugy a dit assumer une "économie de marché" qui "permet l'émulation, de trouver les meilleurs solutions et in fine au consommateur de choisir librement".

Le deuxième thème du grand débat, fiscalité et dépenses publiques, sera débattu dans la soirée.

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