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Smovengo promet 200 stations Vélib' d'ici fin janvier

Le groupement Smovengo qui gère à Paris le nouveau Vélib', dont le dispositif défaillant fait l'objet de critiques, a affirmé vendredi à Arfortville (Val-de-Marne) vouloir "atteindre a minima 200 stations" actives d'ici fin janvier.

Jorge Azevedo, directeur général, a reconnu au siège de la société à Alfortville que la mise en route du service avait connu des "bugs techniques" et des "problèmes liés au changement de système".

Pourtant, "les vélos sont là, les bornes sont là", a-t-il souligné, montrant les centaines de Vélib' empilés dans les locaux.

"Le prochain objectif est d'atteindre, a minima, 200 stations fin janvier. Et on espère faire beaucoup mieux", a précisé à l'AFP le responsable qui a revendiqué "87 stations en activité" ce vendredi.

Smovengo, qui reprend le service assuré depuis 2007 par JCDecaux, devait avoir installé au 1er janvier 600 stations, un nombre ensuite ramené à 300, avant un déploiement total de 1400 fin mars que la société espère toujours avoir "complètement déployé au printemps 2018".

15 personnes sont actuellement chargées d'aider les usagers sur le terrain et leur nombre sera doublé la semaine prochaine et le service client, très sollicité, va passer "de 50 à 70 personnes d'ici lundi", a-t-il dit.

Alors que le syndicat Velib' Autolib' Metropole (qui regroupe les élus) a évoqué d'importantes pénalités face aux retards, qui pourraient se monter à un million d'euros, M. Azevedo a reconnu que "dans tout contrat, il existe des pénalités lorsque nous ne remplissons pas nos obligations contractuelles".

"Nous avons les capacités de faire face à ce type de montant élevé", a-t-il dit, ajoutant que Smovengo est "en discussion avec le client". Par ailleurs, ce dernier "a toujours eu connaissance des difficultés de terrain qu'on rencontrait", a-t-il dit.

Dans un communiqué publié vendredi, le groupe UDI-Modem d'opposition au Conseil de Paris a rappelé "la responsabilité de la mairie de Paris dans cet échec" quand cette dernière crie "haro sur Smovengo".

La Ville a "géré tout le dialogue compétitif avant de transférer sa compétence au Syndicat, au sein duquel elle est majoritaire en voix".

Ils "se sont clairement trompés" en choisissant un prestataire qui "ne disposait ni du personnel, ni des compétences suffisantes" pour mener l'opération dans des conditions efficaces", conclut le groupe.

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