Sécheresse : les petits cours d'eau dans un état de dégradation "exceptionnel", prévient l'OFB

Les petits cours d'eau sur le territoire français sont dans un état de dégradation "exceptionnel", constate l'Office français de la biodiversité (OFB), avec 1.424 cours d'eau touchés par des ruptures d'écoulement ou des assecs.

"Avec 30 cours d'eau supplémentaires asséchés ou sans écoulement par rapport à 2022 et 290 de plus qu'à la même période en 2025, le niveau de dégradation reste exceptionnel", souligne l'OFB mercredi dans un communiqué, ajoutant que ces chiffres dépassent "définitivement les historiques de la sécheresse record de 2022".

"Ce sont désormais 1.424 cours d'eau de tête de bassin versants qui sont touchés par des ruptures d'écoulement ou des assecs", ajoute l'OFB, qui s'appuie sur des chiffres recensés par l'Observatoire national des étiages (ONDE).

Un "assec" signifie qu'il y a aucun écoulement d'eau en surface du lit du cours d'eau, le niveau le plus critique du dispositif de suivi.

À l'origine de cette dégradation, un manque de pluie persistant et des fortes chaleurs quasi ininterrompues depuis fin mai, qui ont asséché les sols, puis les nappes souterraines, principales sources d'alimentation des rivières.

"Les situations les plus critiques restent concentrées le long de l'axe allant de la Vendée à la région Grand Est, tandis qu'une intensification est observée en Bretagne, dans les Pays de la Loire et dans le nord de la Nouvelle-Aquitaine", souligne l'OFB.

L'organisme cite les départements de la Creuse, la Vendée, la Loire-Atlantique, l'Aveyron, la Côte-d'Or et la Nièvre parmi les départements les plus touchés.