Sans "anticipation" sur le dossier de l'eau "il peut y avoir un drame" l'année prochaine, a alerté un des vice-présidents des intercommunalités de France alors que le pays connait une sécheresse historique.
"L'année prochaine, (...) pour les territoires qui n'auront pas anticipé, et même en anticipant, il y a des choses qu'on ne pourra pas régler, il peut y avoir un drame", a expliqué Christophe Degruelle, président de l'agglomération de Blois au cours d'une conférence de presse.
"Si on n'a pas un automne et un hiver pluvieux (...), l'actualité de l'année prochaine, ce sera le problème de l'eau", a-t-il alerté, faisant valoir que certains grands fleuves sont quasiment à sec.
"Vous avez noté que la question des bassines (stockages d'eau agricoles, NDLR) revient, la question de l'irrigation revient", a-t-il dit alors qu'il n'y a pas eu de pluie quasiment en septembre.
La Coordination rurale (CR), 2e syndicat agricole, va appeler les agriculteurs à "creuser" pour "faire des lacs", après un nouvel été de sècheresse, et prévenu qu'il y aurait "certainement" un hiver de manifestations, a-t-elle indiqué mardi lors de sa conférence de rentrée.
En France métropolitaine, 31 milliards de m² d'eau douce sont prélevés par an pour tous les usages (agriculture, refroidissement des centrales nucléaires, eau potable, canaux de navigation, activités économiques et industrielles).
L'eau est une compétence partagée des intercommunalités.
S'agissant du budget en préparation, dont ils ne connaissent par les détails, les intercommunalités estiment qu'elles ne peuvent pas "être les variables d'ajustement" et considèrent avoir déjà donné leur écot en 2025 et 2026, a expliqué Boris Ravignon, maire (divers droite) de Charleville-Mézières et aussi vice-président de l'association.