Sécheresse en Ile-de-France: le débit de la Seine historiquement bas, l'État appelle à la sobriété

L'État a appelé vendredi à un "usage sobre" de l'eau en Ile-de-France face à la sécheresse "persistante" et un débit de la Seine au plus bas depuis 1990, que les lacs-réservoirs peinent à compenser.

Comme sur l'ensemble du territoire national, la situation hydrologique en Ile-de-France "reste tendue" après un printemps et un été "particulièrement chauds et secs", rappelle dans un communiqué la préfecture de la région Ile-de-France.

Alors qu'il n'a "quasiment pas plu" au cours des dernières semaines, "les prévisions météorologiques annoncent un temps probablement plus chaud et plus sec que la normale dans les prochains mois", s'inquiète-t-elle, soulignant que cette météo "affecte le niveau d'eau des rivières".

Le 22 septembre à Paris, la Seine cumulait ainsi 80 jours en deçà du débit qui constitue le seuil de vigilance sécheresse, fixé à 81 mètres cube d'eau par seconde (81 m3/s). Le débit le plus bas enregistré depuis 1990 avait été atteint en juillet dernier, à 62 m3/s.

Le soutien des lacs-réservoirs de Seine Grands Lacs (lacs du Der, d'Orient, d'Amance-Temple et de Pannecière), qui stockent l'eau l'hiver et maintiennent à flot la Seine et la Marne, "ne suffit pas à compenser le manque d'eau actuel dans les milieux naturels", explique la préfecture.

D'autres cours d'eau de la région francilienne, dont l'Oise et l'Yerres, qui ne bénéficient pas de l'apport des grands lacs, connaissent aussi une situation "très dégradée".

Face à cette sécheresse "exceptionnelle", le préfet de région appelle les particuliers, les collectivités et les entreprises à "maîtriser leur consommation d'eau et adopter des éco-gestes".

Il encourage à adapter durablement ces pratiques en développant "la récupération des eaux de toiture, le recyclage des eaux industrielles, la plantation de variétés plus résistantes au manque d'eau ou le développement de techniques d'irrigation plus économes.