Revalorisation du Smic: légère baisse de la part de bénéficiaires au 1er janvier (étude)

La proportion de salariés du secteur privé qui a bénéficié de l'avant-dernière augmentation du Smic intervenue au 1er janvier 2026, a légèrement baissé par rapport à la précédente, a indiqué jeudi le service statistiques du ministère du Travail.

Dans le détail, 2,1 millions de salariés ont ainsi vu directement leur fiche de paie augmenter au 1er janvier dernier, ce qui représente 11,8% des salariés (hors secteur agricole), chiffre cette étude de la Dares.

Lors de la revalorisation précédente du Smic, intervenue au 1er novembre 2024, cette proportion était de 12,4%, un pourcentage déjà en baisse depuis le pic de 17,3% atteint au 1er janvier 2023.

Rémunération minimale obligatoire en France, le Smic est le seul salaire évoluant mécaniquement avec l'inflation. Au 1er janvier, le Smic horaire brut avait augmenté de 1,2% à 12,02 euros.

Face à l'accélération de la hausse des prix, nourrie par le renchérissement de l'énergie, il a automatiquement été augmenté une nouvelle fois au 1er juin, de 2,4%.

Chez les bénéficiaires de la revalorisation du 1er janvier dernier figurent particulièrement des salariés à temps partiel (25,6% de bénéficiaires, contre 8,8% chez ceux à temps complet) et des salariés de très petites entreprises (21,9% des salariés d'entreprises de moins de 10 salariés).

Les femmes sont également surreprésentées, puisqu'elles comptent pour 59,6% de l'ensemble des bénéficiaires, une proportion en hausse de 0,4 point par rapport à la précédente revalorisation.

Par secteur, c'est dans l'ensemble des branches "commerce principalement alimentaire" que la proportion de bénéficiaires de la revalorisation du Smic est la plus élevée, puisqu'elle atteint 31,7% des salariés. Dans la branche restauration rapide spécifiquement, ce taux atteint même 62,3%, indique la Dares.