La réunion interministérielle sur les punaises de lits vendredi débouchera sur "des décisions et des orientations", a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, soucieux de "répondre à l'angoisse légitime des Français" sur ce sujet.
Objet d'une inquiétude croissante dans l'opinion, les punaises de lit "touchent à la santé, à l'économie, aux transports, au tourisme" et "nécessitent donc une approche d'ensemble, raison pour laquelle se tiendra ce vendredi une réunion interministérielle à Matignon", a rappelé M. Véran à l'issue du Conseil des ministres.
"Je vous tiendrai informé des décisions et des orientations qui seront prises à l'issue de cette réunion", a-t-il ajouté, après avoir expliqué que l'objectif de cette réunion entre les cabinets des divers ministres concernés sera de "trouver une réponse rapide, mais surtout une réponse efficace qui permette de traiter tous les aspects du problème et de répondre aussi à l'angoisse légitime des Français".
L'exécutif s'est retrouvé sous pression avec la multiplication ces dernières semaines des signalements de punaises de lits dans des cinémas, des TGV, dans le métro parisien ou la zone d'attente de l'aéroport de Roissy. Au moins deux établissements scolaires ont également dû être fermés temporairement pour désinfection, à Marseille et Villefranche-sur-Saône (Rhône).
Bien que le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, ait affirmé mardi que "ce n'est pas un motif à une panique générale", le problème génère des frictions politiques avec les oppositions de gauche.
La patronne des députés Insoumis Mathilde Panot a ainsi accusé l'exécutif de n'avoir "rien fait" malgré ses alertes répétées depuis 2017. "Il ne devrait pas y avoir de clivage sur ce sujet", lui a rétorqué la Première ministre Elisabeth Borne, appelant à "trouver des solutions ensemble".