Prolongement de la ligne 1 du métro à Paris: trois projets soumis à consultation

Trois scénarios pour le prolongement controversé de la ligne 1 du métro parisien vers l'est ont été présentés lundi par la RATP et Île-de-France mobilités (IDFM) et seront soumis à consultation du 5 octobre au 11 décembre.

Le projet prévoit de prolonger la ligne de 5 km, d'ici 2040, du terminus actuel, Château-de-Vincennes, jusqu'à Val-de-Fontenay.

Cela doit permettre de mieux desservir Montreuil (Seine-Saint-Denis) et Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) grâce à trois nouvelles stations : Les Rigollots, Grands-Pêchers et Val-de-Fontenay (située sur les lignes A et E du RER et la future ligne 15 du métro).

Pour ce chantier d'un coût estimé à 1,7 milliard d'euros, trois projets vont être soumis à concertation.

Un premier projet avait été présenté en 2022. Mais la commission d'enquête publique et le ministre des Transports d'alors, Clément Beaune, l'avaient retoqué, notamment en raison d'un impact sur l'environnement jugé préoccupant, en particulier sur le Bois de Vincennes, sous lequel passerait la ligne.

Sur les près de 1.000 hectares de ce poumon vert de l'Est parisien, six auraient été détruits.

Les nouveaux scénarios présentés lundi tiennent davantage compte des conséquences environnementales du chantier, a assuré Arnaud Crolais, directeur des infrastructures chez IDFM.

La troisième variante aurait un impact sur "0,1%" du Bois de Vincennes, a-t-il précisé. En fonction des tracés proposés, entre 221 et 337 arbres seraient détruits.

À l'issue du chantier, "87 à 97%" des surfaces boisées touchées par les travaux seront renaturées et restituées, a indiqué Jérémy Aroles, chef du département Projets métro et pôles chez IDFM.

Dans les trois variantes, la majeure partie du chantier serait réalisée par un tunnelier, donc en souterrain, mais une partie devrait être effectuée à ciel ouvert, notamment à la sortie de la station Château-de-Vincennes.

Ces projets seront débattus du 5 octobre au 11 décembre. Habitants, usagers, associations, acteurs économiques ou élus sont invités à participer lors de réunions publiques ou à distance (par courrier T pré-payé ou en ligne).

La Commission nationale du débat public (CNDP), qui recueillera les contributions, adressera sous un mois son bilan et ses recommandations à la RATP et IDFM, qui auront deux mois pour répondre.

Si le projet se poursuit, une nouvelle enquête d'utilité publique sera menée en 2028.

La ligne 1, qui compte 25 stations sur 16,6 km, transporte environ 750.000 personnes par jour et 81.000 passagers supplémentaires sont attendus sur le prolongement.