Présidentielle : Gabriel Attal promet un soutien renforcé aux familles monoparentales

Le candidat Renaissance à l'élection présidentielle, Gabriel Attal, a promis vendredi de mettre en oeuvre, s'il est élu, plusieurs mesures en faveur des familles monoparentales, dont la défiscalisation des pensions alimentaires pour le parent qui les perçoit.

Lors de la première Université d'été de la monoparentalité organisée par l'association Moi et mes enfants, l'ancien Premier ministre a proposé que les pensions alimentaires ne soient "plus intégrées au revenu imposable du parent qui les perçoit".

"La pension n'est pas un revenu personnel. Elle contribue simplement aux besoins d'un enfant. Elle sert à payer la nourriture, les vêtements, le transport, la scolarité ou encore les loisirs. Elle ne vient pas enrichir celui, ou plutôt celle, qui la reçoit", a-t-il déclaré.

Actuellement la pension alimentaire est déductible pour celui qui la verse et imposable pour celui qui la reçoit. Selon le candidat, cette mesure représenterait un coût "autour d'un milliard d'euros".

Gabriel Attal a également annoncé vouloir créer "un vrai droit au répit" pour les parents isolés. Celui-ci passerait par la mise en place, avec les Caisses d'allocations familiales (CAF) et les collectivités locales, d'"un droit effectif à des temps de garde et de relais", notamment "en soirée, le week-end ou dans l'urgence".

"Elever son enfant seul, c'est un engagement à plein temps, sans relais possible", a-t-il souligné. "Prendre quelques heures pour se soigner, accomplir une démarche, suivre une formation ou tout simplement prendre du temps pour soi, (...), c'est se donner les moyens d'être un parent disponible et solide le reste du temps."

Le candidat a enfin promis la création d'une "carte famille monoparentale". Celle-ci pourrait ouvrir l'accès à "des avantages concrets sur les transports, les loisirs, la culture ou les vacances", mais aussi "faciliter l'accès à certains services publics", notamment en matière de garde d'enfants.

Gabriel Attal a également évoqué son histoire personnelle et le parcours de sa mère après son divorce. Celle-ci s'est retrouvée "seule, à 32 ans, avec trois enfants dont elle devait s'occuper, sans avoir fait d'études et sans avoir travaillé", a-t-il raconté.

"La question des familles monoparentales, pour moi, ce n'est pas une question abstraite", a-t-il insisté. "Ce sont des souvenirs extrêmement personnels que j'ai vécus avec ma mère."

"Je connais les comptes qu'on refait trois fois, les rendez-vous qu'on décale, les opportunités professionnelles auxquelles on renonce, les soirées sans relais", a poursuivi le candidat.