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Présidence de la commission UE: Paris critique l'hypothèse Manfred Weber

Paris a vivement critiqué vendredi l'hypothèse d'une nomination automatique à la tête de la commission européenne de l'Allemand Manfred Weber, chef de file du Parti populaire européen (PPE), en cas de victoire de son parti le 26 mai.

"Il ne faut pas qu'un seul parti au Parlement européen impose ses vues, cette automaticité n'a pas de sens démocratique", a estimé l'entourage d'Emmanuel Macron devant des journalistes.

Après le scrutin, le nouveau Parlement européen devra valider fin octobre le nom du successeur de l'actuel président de la commission Jean-Claude Juncker, sur proposition du conseil européen, qui regroupe les chefs d'Etat et de gouvernement.

Le Parlement tient absolument à ce que ce candidat soit choisi parmi les chefs de file de chaque famille politique, les "Spitzenkandidaten", comme de fut le cas en 2014 pour M. Juncker, alors chef de file des conservateurs du PPE.

"Il faut une double légitimité démocratique, une majorité au Parlement européen et une large majorité au conseil européen. Ce ne sera pas un Spitzenkandidat qui imposera sa légitimité. Le président de la République ne se sent pas lié par le choix de 2014 que le président du parti qui a gagné sera président de la Commission. Nous récusons cette rampe de lancement automatique", a insisté cette source à l'Elysée.

Emmanuel Macron n'a pas annoncé son candidat car "on ne peut pas dire c'est ouvert et faire cette cuisine. D'autres noms émergeront", a-t-il conclu, citant entre autres Michel Barnier et la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager.

"Si on voulait être dans la logique que les Européens choisissent, il faudrait que les électeurs européens aient le nom sur le bulletin de vote. Qu'ils sachent que le parti LR de François-Xavier Bellamy est au PPE. Là, déjà, on a perdu des gens en route", a-t-il lancé.

"Et 20% des Allemands seulement savent qui est Manfred Weber", "qui se souvient que Manfred Weber a été choisi par 600 représentants de son parti en novembre ? Et il serait président de la commission ?", a poursuivi cette source.

"Je ne pense pas que tout sera terminé le 28 mai", date d'un sommet européen fixé deux jours après le scrutin pour discuter du renouvellement des postes clés de l'UE, a-t-il conclu.

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