Près de 4.600 start-up sont liées à l'écosystème académique en France, selon un recensement publié mardi par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, qui vise à mesurer l'impact des politiques publiques d'innovation.
Chacune de ces entreprises innovantes est en moyenne reliée à trois établissements différents, "couvrant l'ensemble des organismes nationaux de recherche et des universités, la majorité des écoles d'ingénieurs, et plusieurs instituts de recherche et centres hospitaliers universitaires répartis sur tout le territoire national", indique le ministère dans un communiqué.
Plus de la moitié (2.187) sont liées au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de loin le premier établissement concerné, devant l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm, 359) et l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (INRIA, 242), selon la liste disponible en open data.
Une première phase de ce recensement a concerné les "spin-off", c'est-à-dire "les sociétés créées sur la base d'un actif de propriété intellectuelle - savoir-faire, brevet, matériel biologique, logiciel - détenu par un établissement de l'Enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et transféré via un contrat", explique le ministère.
Près de 900 spin-off ont été référencées depuis 2012 et "une centaine" sont créées chaque année en France, précise-t-il.
Il a été ensuite étendu à l'ensemble des start-up liées à l'écosystème ESR, comme par exemple "des entreprises créées par des docteurs ou ayant bénéficié d'un contrat de collaboration avec un laboratoire de recherche", ajoute le communiqué.
Les établissements identifiés dans cette première étape vont être invités à compléter la liste des start-ups auxquelles ils sont reliés, afin d'affiner la base de données. En parallèle, les entreprises recensées seront injectées dans l'observatoire des start-ups de manière à suivre leur évolution.