Paris et la région Ile-de-France ont attiré près de 50 millions de touristes l'an dernier, générant des retombées record de près de 24 milliards d'euros, selon un bilan publié lundi par Choose Paris Region, l'agence d'attractivité de la Région Île-de-France.
En 2025, 49,1 millions de touristes sont venus à Paris et dans sa région, un nombre en légère progression (+1% sur un an), mais en baisse de 3% par rapport à 2019, avant la pandémie de Covid.
Parmi eux, le nombre de visiteurs français a reculé de 1% sur un an à 25,9 millions de personnes, tandis qu'à l'inverse le nombre d'internationaux a progressé de 3% pour atteindre 23,2 millions de personnes.
A titre de comparaison, selon l'ONU Tourisme, quelque 1,5 milliard de touristes ont effectué un voyage à l'étranger en 2025 dans le monde, en progression de 4% sur un an.
En Ile-de-France, les touristes ont généré 23,6 milliards d'euros de retombées économiques, un record, provenant principalement des internationaux (avec 15,6 milliard d'euros, +5% sur un an). Les touristes français ont à l'inverse réduit leurs dépenses (-6% sur un an) à 8 milliards d'euros l'an dernier.
Parmi les touristes étrangers, les États-Unis se taillent la part du lion avec 2,8 millions de visiteurs, devant le Royaume-Uni (2,5 millions de personnes) et l'Italie (1,6 million). Ils sont suivis par les touristes allemands (1,5 million) et espagnols (1,4 million).
Hors Paris, plusieurs territoires enregistrent des progressions de fréquentation, dont l'Essonne (+12%), les Yvelines (+11%), mais aussi le Val-de-Marne (+12%).
Pour 2026, "les prévisions à six mois s'inscrivent en légère hausse (+1%), dans un contexte géopolitique qui introduit des incertitudes sur certaines routes aériennes long-courriers, notamment en provenance d'Asie", souligne Choose Paris Region, alors que la guerre déclenchée au Moyen-Orient depuis le 28 février perturbe gravement les transports aériens dans la région.
Des ajustements de vols et de tarifs sont à anticiper sur ces liaisons aériennes, ce qui pourrait pousser certains voyageurs à décaler leur séjour, note l'agence.