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Nucléaire: Sandrine Rousseau dénonce "des investissements qui mettent dans des situations critiques"

La candidate à la primaire écologiste pour l'élection présidentielle Sandrine Rousseau a dénoncé vendredi des "investissements massifs" dans la filière nucléaire "qui mettent dans des situations critiques".

"Le nucléaire va nécessiter des investissements tout à fait massifs pour prolonger la durée de vie des centrales qui sont au bord de rivières qui subissent les sécheresses, et qui donc nous mettent, encore une fois, dans des situations critiques", a déploré l'économiste sur franceinfo.

Le nucléaire "ne nous conduit pas à revoir nos modes de consommation. C'est toujours plus d'électricité", a-t-elle argumenté, estimant qu'il fallait "diminuer la quantité d'électricité" qui alimentent des objets électroniques dont la fabrication a nécessité de consommer du carbone.

Mardi, Emmanuel Macron avait une nouvelle fois répété qu'il considérait le nucléaire comme une "chance" pour la France, lors de son déplacement en Polynésie.

"Nous sommes le pays d'Europe qui a le moins de tonnes de CO2 émises par habitant. Pourquoi? Parce qu'on a le nucléaire historique, et donc ce qui fait que, là où les autres pays ont des mines de charbon ou importent beaucoup de gaz - ce qui est un hydrocarbure et a un bilan carbone qui est mauvais -, nous on a la chance d'avoir le nucléaire historique", s'était-il félicité, appelant à ne pas tomber dans des débats qui sont "exclusifs ou trop généraux" sur le nucléaire.

Mais "la chose la plus dangereuse c'est le carbone, qui est (actuellement) ni régulé ni payant", a dit Sandrine Rousseau. "On ne peut pas continuer comme ça. Le carbone doit coûter cher", a-t-elle plaidé.

Mme Rousseau a par ailleurs appelé à en finir avec la société "qui prend, utilise et jette en quelques minutes, quelques secondes", au lendemain du "jour du dépassement", soit quand l'humanité a consommé l'ensemble des ressources planétaires annuelles.

Cet indice a pour but d'illustrer la consommation toujours plus rapide d'une population humaine en expansion sur une planète limitée. Pour le dire de façon imagée, il faudrait cette année 1,7 Terre pour subvenir aux besoins de la population mondiale de façon durable.

En France, le Parlement a définitivement adopté la semaine passée le projet de loi climat, un "tournant écologique" vanté par le gouvernement mais vivement critiqué par les ONG et la gauche pour son "manque d'ambition".

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