Noyades en Gironde: les communes littorales réclament de l'aide pour surveiller les plages

Prises d'assaut en cette période de canicule précoce et confrontées à une série de noyades, les stations balnéaires de Gironde, regroupées en syndicat, ont demandé vendredi aux autres collectivités du territoire de les aider à financer la surveillance des plages.

"Aujourd'hui, on n'est plus en capacité de surveiller tous les gens qui viennent. On ne peut plus financer, seuls, cette activité", a déclaré devant la presse Laurent Peyrondet, maire de Lacanau et président du Sivu33, syndicat dédié à la sécurité des plages, une compétence communale en France.

Selon ce syndicat qui regroupe 14 communes, des plus urbaines comme Arcachon aux bourgs littoraux du Médoc, plus de 130.000 personnes ont fréquenté les plages de l'Atlantique - distantes d'une heure à une heure et demie de route de l'agglomération bordelaise - durant le weekend de Pentecôte, sur fond de chaleur précoce dans le Sud-Ouest.

"C'est la fréquentation d'un weekend du 15 août", compare M. Peyrondet qui cherche des "partenaires financiers" (Bordeaux Métropole, conseil départemental de Gironde ou région Nouvelle-Aquitaine) pour anticiper la surveillance, déployée à ce jour sur six des 25 plages océaniques du département selon la préfecture.

Quatre personnes sont mortes noyées cette semaine sur les côtes girondines, dont trois emportées par des baïnes, des courants piégeux du littoral aquitain qui peuvent entraîner rapidement les baigneurs au large.

La préfecture a appelé à "une mobilisation collective" des services de l'État, des collectivités et des pompiers pour renforcer la prévention et informer des risques de noyade dans la zone.

Une quarantaine de CRS maîtres-nageurs-sauveteurs vont être déployés en soutien des équipes de surveillance communales à partir du 1er juillet, selon les autorités.

Le Sivu33 salue "le soutien de l'État" mais prévient qu'avec le changement climatique et l'apparition de canicules précoces, les plages "qui étaient surveillées trois mois dans l'année" jusqu'ici doivent l'être, à l'avenir, "des vacances de Pâques à celles de la Toussaint".

Dans les Landes voisines, une expérience inédite de "veille" hors saison des plages, d'un coût de 2,7 millions d'euros dont 1,2 million financé par le conseil départemental, a été lancée depuis l'été 2025.