Neige: La Poste évoque des perturbations pour la livraison de colis

Des "risques de retard dans la livraison des colis" sont à prévoir en raison de l'épisode de neige et de verglas qui touche le nord et l'ouest de la France, a expliqué mercredi La Poste à l'AFP.

Il y a "des risques de retard dans la livraison des colis, dans les zones concernées par les alertes météo neige et verglas, qui devraient se résorber dans les prochains jours", explique La Poste.

Amazon connaît également des problèmes de livraisons, certaines étant retardées dans les zones concernées par les conditions difficiles, rapporte à l'AFP le géant américain du commerce en ligne, qui assure comme La Poste que tout devrait rentrer dans l'ordre d'ici à quelques jours.

Quatorze départements formant une diagonale du nord-est au sud-ouest sont placés en vigilance orange neige-verglas en fin d'après-midi, soit le deuxième niveau le plus élevé d'alerte.

La circulation des poids lourds est interdite dans l'ouest de la France, en Île-de-France et en Nouvelle-Aquitaine en raison de ce nouvel épisode hivernal intense.

Si la livraison du dernier kilomètre est assurée par des véhicules légers "très peu soumis aux interdictions de circulation", des retards peuvent exister dans "deux situations", explique La Poste.

Dans le premier cas, le groupe postal ne peut pas livrer le destinataire "lorsque les camions n'ont pas pu atteindre les centres de tri (du fait des interdictions préfectorales de circulation des poids lourds). Si les colis ne sont pas arrivés, ils ne peuvent pas être distribués".

Dans le second cas, "lorsque les conditions ne sont pas réunies pour assurer la sécurité des livreurs", en raison par exemple du verglas qui rend dangereuse une tournée à vélo cargo. Dans ce cas, les directeurs d'établissement "au niveau local" peuvent décider de ne pas livrer pour des raisons de sécurité.

Du côté des livraisons de repas, le syndicat des livreurs Union-Indépendants dénonce le fait que les plateformes incitent à continuer à travailler dans ces conditions très difficiles.

"Vous avez des rémunérations algorithmiques qui poussent les gens à aller travailler en prenant des risques inconsidérés, des risques de blessure mais aussi de déconnexion (de compte) car les plateformes ne protègent pas les livreurs face à un client mécontent parce que la commande arriverait tardivement ou froide", regrette Fabian Tosolini d'Union-Indépendants.

Il affirme que les plateformes Deliveroo et Stuart ont envoyé des notifications aux livreurs lundi et mercredi, à Lille ou Paris, proposant de multiplier par 1,3 ou 1,4 la rémunération sous ces conditions.

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