NDDL: premières réactions politiques à l'évacuation de la ZAD

Voici de premières réactions politiques à l'opération d'expulsion des occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes entamée lundi matin tôt:

- Eric Coquerel, député La France insoumise: "Le gouvernement est irresponsable. En réalité c'est une utilisation par rapport à d'autres conflits intérieurs. Il veut mettre des images, espère-t-il violentes, pour faire peur aux gens, pour montrer qu'il est là, qu'il est fort, qu'il a des muscles, qu'il se défend et qu'il résistera jusqu'au bout, avant le conflit cette semaine des cheminots qui va encore être à la une de l'actualité. C'est une utilisation politicienne d'une situation (...) Quelle était l'urgence (à évacuer la ZAD ?): le projet est abandonné. Sur place, il y a des gens qui ont des projets de vie, d'agriculture faisant appel à des méthodes nouvelles, un peu comme au Larzac (...) On avait des mois pour discuter tranquillement, regarder les projets à soutenir. Et comment va-t-on faire le tri (entre les gens) en pleine nuit, en envoyant des centaines de policiers ? (...) On sait très bien que ce genre d'opération est extrêmement dangereuse" (sur RFI)

- Yannick Jadot, député européen EELV: "Je regrette cette précipitation du gouvernement. Le gouvernement a été exemplaire depuis le début avec l'abandon du projet, une logique d'apaisement sur place parce qu'on sait qu'il y a toujours un risque de cristallisation de la violence, et puis la mise en place d'un processus de concertation où les occupants résistants jusque-là deviennent des occupants avec des projets agricoles, artisanaux, culturels (...) Maintenant il est normal qu'il y ait liberté totale de circulation sur la départementale (...) Mais j'aurais préféré quelques semaines de plus pour qu'on libère totalement la zone et qu'on pense le projet de manière apaisée (...), et que le gouvernement attende encore un peu plutôt que de vouloir aussi donner l'impression du point de vue de la communication qu'il était capable de mettre un taquet aux zadistes". (sur Public Sénat)

- Mattheu Orphelin, député LREM du Maine-et-Loire: "Je suivrai avec inquiétude l'opération qui vient de commencer. J'espère qu'elle sera centrée sur sa réelle raison d'être : finaliser la remise en service de la route RD281 et démonter les quelques lieux de vie qui bordent cette route, pour que tous les habitants de la zone puissent circuler comme avant. Une opération plus vaste ne réglerait rien d'autre. Faisons tout pour qu'il n'y ait pas un nouveau César (du nom de la tentative d'évacuation avortée de 2012, NDLR). Ou un nouveau Sivens (où un militant écologiste avait trouvé la mort, NDLR). J'appelle solennellement tous ceux qui sont en responsabilité comme tous ceux qui sont sur la zone, à la plus grande mesure et à éviter les dérapages et les affrontements. Il n'y a aucune revanche à prendre, ni symbole de la force de l'Etat à aller chercher, ni posture politique à conforter. Tous ceux qui veulent participer au grand projet agricole de NDDL peuvent le faire en déposant un projet individuel auprès de la Préfecture (...) et ceux qui sont à NDDL pour de mauvaises raisons, notamment s'opposer aux fondements de notre République, doivent partir". (communiqué)

- Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat: "Soutien total aux forces de l'ordre qui interviennent à #NDDL. L'Etat de droit doit y être définitivement restauré !" (tweet)

- Valérie Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône: "La mise en scène de l'intervention des forces de l'ordre ne parvient pas à masquer que l'Etat de droit a déjà reculé = les #zadistes ont déjà obtenu de #Macron l'annulation de 170 décisions légales de la consultation populaire. Total soutien aux #ForcesDeLOrdre". (tweet)

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