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NDDL: l'abandon du projet pourrait coûter à l'Etat jusqu'à 600 M EUR (Woerth)

L'abandon du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) va occasionner une perte pour les finances publiques de 200 à 600 millions d'euros, selon une estimation du président (LR) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Eric Woerth, mercredi.

Cette estimation comprend également le réaménagement de l'aéroport de Nantes-Atlantique, a précisé le député Les Républicains de l'Oise lors de la présentation à la Commission des finances des conséquences financières liées à l'abandon de ce projet controversé.

A l'inverse, la poursuite du projet aurait quant à elle permis un bénéfice net de 180 millions d'euros sur la durée de la concession, précise par ailleurs le député dans un document de synthèse.

Ces chiffres reposent sur l'analyse de documents financiers transmis par les administrations de l'Etat et par les collectivités territoriales partenaires du projet, dans le cadre d'un contrôle parlementaire, est-il indiqué.

Le gouvernement avait annoncé mi-janvier l'abandon du projet de transfert de l'aéroport Nantes-Atlantiques à Notre-Dame-des-Landes, préconisant à la place d'adapter à l'évolution du trafic les aéroports existants de Nantes, Rennes et Brest.

L'ancien ministre du Budget a également jugé que l'éventuelle indemnisation du concessionnaire, la société Aéroports du Grand Ouest (AGO), chargée notamment de réaliser le nouvel aéroport, constituait "un risque financier considérable" mais devrait être négociée.

L'Etat pourrait lui verser un montant maximal de 500 millions d'euros, a-t-il rappelé. Mais "dès lors que l'indemnisation (...) sera supérieure à 100 ou 120 millions d'euros, soit entre 20 à 30% des estimations maximales, le coût pour l'État de l'abandon de Notre-Dame-des-Landes sera supérieur à celui de la poursuite du projet", a souligné Eric Woerth.

Concernant la modernisation de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, qui prévoit notamment son agrandissement, la facture pourrait atteindre 500 millions d'euros selon une mission de médiation gouvernementale. Une somme qui parait "sous-estimé(e)", s'est inquiété le député.

"Il faudra tenir compte des surcoûts liés à la fermeture de l'aéroport pendant les travaux sur la piste, pendant plusieurs semaines", a-t-il argumenté.

"Surtout l'allongement de la piste et l'extension de l'aérogare imposent des acquisitions foncières et des travaux, soumis à des contraintes environnementales importantes", a poursuivi M. Woerth.

Fin janvier, M. Woerth, après un contrôle sur pièce et sur place à la DGAC, avait estimé que le gouvernement avait renoncé au projet d'aéroport "sans mesure préalable du risque financier".

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