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NDDL: après les collectivités, des opposants écrivent à leur tour à Macron

Trois jours après les collectivités soutenant le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), des opposants au transfert de la plateforme aéroportuaire nantaise ont écrit à leur tour jeudi au président de la République pour dénoncer les "contre-vérités" des élus locaux.

"Depuis la remise au Premier ministre du rapport des médiateurs, la fébrilité des porteurs du projet s'est aggravée. Ceux-ci utilisent à nouveau des arguments dont la médiation a pourtant montré de façon détaillée les faiblesses", pointe l'Atelier citoyen, une association d'opposants.

Dans ce courrier adressé à Emmanuel Macron, elle répond "point par point" à l'argumentaire développé lundi par les collectivités locales finançant le transfert, réunies au sein du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA), qui réclamaient la prise en compte de données "oubliées, voire éludées" selon elles dans le rapport des médiateurs.

Parmi les "omissions", le SMA pointait l'"abstraction de plusieurs études précédentes de réaménagement de Nantes-Atlantique", une sous-estimation des "pénalités" en cas d'abandon du projet de transfert à Notre-Dame-des-Landes, ainsi que de l'investissement public pour le réaménagement de l'actuel aéroport.

"Faux !", rétorque l'Atelier citoyen, qui avance de son côté "un total de 60 millions d'euros d'argent public" si l'aéroport reste à Nantes-Atlantique contre "438,5 millions" si un nouvel aéroport se construit à Notre-Dame-des-Landes.

Pour ces opposants, c'est également "faux" de dire que le vote des citoyens en juin 2016 sur le projet de transfert "s'est fait en toute connaissance de cause", les arguments présentés à l'époque ayant été "battus en brèche par le rapport de médiation".

"Le maintien de Nantes-Atlantique n'a pas d'impact sur le lac de Grand-Lieu, n'aggrave pas les nuisances, permet la densification urbaine dans des zones aujourd'hui gelées, et coûte moins cher que la construction de Notre-Dame-des-Landes. Or, c'est le contraire qui a été dit et écrit depuis des années", écrit l'Atelier citoyen, pour qui "désormais, il est enfin prouvé que Nantes-Atlantique est bien une alternative" à Notre-Dame-des-Landes.

L'exécutif a promis de prendre une décision "claire, assumée" avant fin janvier sur le dossier de l'aéroport nantais, qui déchaîne les passions depuis de nombreuses années.

Edouard Philippe a indiqué qu'il avait "besoin d'avoir quelques contacts" avec les élus locaux début janvier avant cette prise de décision. Le Cédpa, un collectif d'élus opposés au nouvel aéroport nantais, co-présidé par le maire de Notre-Dame-des-Landes, demande également à s'entretenir avec le Premier ministre.

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