Municipales à Paris: Grégoire veut s'attaquer aux polluants chimiques et au bruit

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie sans LFI à la mairie de Paris, a présenté vendredi ses propositions en matière de santé environnementale, avec notamment une "ordonnance verte" pour les femmes enceintes et des mesures anti-bruit.

"Dans les risques en matière de santé environnementale, notamment dans l'alimentation, ce sont les plus vulnérables qui sont les plus exposés, parfois par méconnaissance, mais surtout par précarité économique", a souligné l'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo lors d'une conférence de presse.

"On va s'attaquer à l'ensemble des polluants qui ont un impact sur notre santé, en particulier quand on est dans le ventre de notre mère, ou lors des premiers jours de notre vie", ajouté l'écologiste Anne-Claire Boux, candidate sur la liste d'Emmanuel Grégoire et actuelle adjointe à la santé à l'Hôtel de ville.

Pour informer les parents et futurs parents sur les risques d'exposition aux polluants, le candidat ambitionne de créer dans chaque arrondissement une "maison des 1.000 premiers jours".

S'il est élu, il proposera une "ordonnance verte", comme cela se fait déjà à Strasbourg, qui fournira sous conditions de ressources un panier gratuit hebdomadaire de fruits et légumes bio pendant la grossesse.

Le député socialiste a rappelé son projet de transformer le périphérique, un "scandale sanitaire", en "boulevard urbain", et porte en ce sens un projet expérimental d'aménagement dans la zone de Gentilly (sud de Paris) où le périphérique est au sol.

"L'objectif est de végétaliser, développer des transports en commun et des pistes cyclables, de mettre des traverses. La ville de Gentilly est très intéressée pour désenclaver des communes frontalières de Paris", selon le candidat.

Emmanuel Grégoire veut aussi de s'attaquer au bruit, en déployant une "flotte de véhicules 100% électriques" pour le service public de la propreté, un travail sur les revêtements ou de réduction de vitesse sur des portions pavées, ainsi que la multiplication de capteurs sonores.

Dans son viseur aussi, "les deux roues motorisées qui font cracher en sur-régime leur moto" la nuit. "Je serai impitoyable sur ces abus: ça veut dire radars sonores, caméras d'identification et force d'interception de la police municipale", a-t-il assuré.

Sa concurrente de droite Rachida Dati s'est engagée de son côté à réduire "la moitié des nuisances sonores" d'ici 2032, avec notamment un "permis à points" pour les terrasses. La candidate LR et MoDem propose également des revêtements phoniques sur les artères les plus fréquentées, y compris le périphérique.