Les dirigeants de très petites entreprises (TPE) citent la fiscalité et les impôts locaux comme enjeux déterminants de leur vote aux municipales, indique mercredi la 82ème vague du baromètre Fiducial.
Ainsi, les impôts locaux sont cités par 44% des répondants, devant la sécurité (35%) et l'emploi et le développement économique (30%).
Il y a douze ans, selon ce même baromètre, les dirigeants de TPE citaient d'abord l'emploi (52%) devant la fiscalité (48%) et la sécurité (28%).
Les TPE entretiennent un lien étroit avec leur commune: 62 % des dirigeants résident dans la commune où est située leur entreprise, et la même proportion se disent satisfaits de l'évolution de leur commune, 61% jugeant positivement l'action du maire et de l'équipe municipale.
Néanmoins, ce niveau de satisfaction pour l'équipe municipale recule de 9 points par rapport à janvier 2014.
Par ailleurs, "plus la commune est petite, plus la proximité est grande, et plus le travail accompli par la municipalité est remarqué et est susceptible de générer de la satisfaction", remarque l'étude. Ainsi, 72% des dirigeants de TPE installés dans des communes rurales de moins de 2.000 habitants se déclarent satisfaits de leur maire, contre 59% en moyenne dans les communes plus grandes.
Malgré des progrès perçus, 55% des dirigeants estiment néanmoins que leurs préoccupations ne sont pas suffisamment prises en compte par leur municipalité.
Le niveau des impôts locaux demeure le premier motif d'insatisfaction, cité par 56% des patrons, devant le manque de promotion des entreprises locales (47%) et les problèmes de stationnement (37%).
À l'inverse, 45% jugent que la municipalité tient désormais compte des attentes des TPE, un indicateur en hausse de 11 points par rapport à 2013.
Les dirigeants de TPE affichent une forte mobilisation électorale. 71% se déclarent certains d'aller voter aux municipales des 15 et 22 mars, en progression de 7 points sur douze ans.
L'étude remarque enfin que le contexte économique reste tendu: 53% des patrons s'attendent à une stagnation de leur activité en 2026 et seuls 22% prévoient une croissance.
L'étude a été réalisée par téléphone du 8 décembre au 2 janvier auprès d'un échantillon de 1.016 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés, réalisant au moins 50.000 euros de chiffre d'affaires par an.