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Montpellier: la seconde gare TGV suscite la polémique jusqu'à sa mise en service

La seconde gare TGV de Montpellier, objet de polémique et de multiples recours depuis les débuts du projet, accueillera samedi ses premiers trains de voyageurs, mais aussi une action des écologistes visant à dénoncer "une gabegie d'argent public".

La nouvelle infrastructure, coincée entre deux autoroutes à la périphérie sud de Montpellier et non desservie par le tramway pour l'instant, ne verra passer d'ici la construction d'une seconde gare TGV à Nîmes/Manduel prévue au mieux fin 2019, que huit trains par jour. A terme, la SNCF prévoit 28 trains de voyageurs par jour.

La seconde gare TGV montpelliéraine est aussi au coeur d'un des nombreux conflits opposant le maire et président de la métropole de Montpellier Philippe Saurel (DVG, soutien d'Emmanuel Macron) et la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, qui a gelé le financement régional depuis 2016.

"Depuis plusieurs années, Europe Ecologie Les Verts, avec les associations et les écologistes locaux, ont dénoncé, en vain, ce projet, véritable gabegie d'argent public : 135 millions d'euros pour une gare inutile au milieu des champs...", écrit vendredi la section Languedoc-Roussillon du parti écologiste dans un communiqué.

A l'opposé, les écologistes saluent "la réalisation indispensable du contournement Nîmes Montpellier (CNM)" qui fonctionne depuis plusieurs mois et "permet, dès à présent, de faire circuler 80% des trains de fret".

Mais ils déplorent aussi le report d'une nouvelle ligne Montpellier-Béziers-Perpignan pour le fret et les voyageurs, qui empêche, selon eux, "d'envisager un vrai report modal vers le fret sur l'axe Nord-Sud vers l'Espagne" pour diminuer le nombre de camions sur cet axe.

A l'appel des écologistes, un "comité d'accueil" est prévu samedi à partir de 15H00 à la gare "Sud de France" pour faire connaître le point de vue des opposants au projet aux premiers voyageurs.

L'installation controversée entrera en service samedi sans avoir été officiellement inaugurée. La ministre des Transports Elisabeth Borne devait initialement venir couper le ruban le 5 juillet mais a annulé sa venue, officiellement pour des "problèmes d'agenda".

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