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Migrants: la France "confiante" sur un accord sur un "mécanisme de solidarité"

La France se dit "confiante" pour trouver un accord avec une dizaine de pays européens d'ici "septembre" sur un "mécanisme de solidarité" visant à mettre fin à l'errance des bateaux interdits de faire débarquer des migrants secourus en Méditerranée centrale, selon une source proche du dossier.

Lundi matin à Paris, une réunion de travail s'est tenue sur "les migrations en Méditerranée" avec les ministres de l'Intérieur, Christophe Castaner, et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, des représentants de la Commission européenne, l'Agence européenne des garde frontières et des garde-côtes Frontex, le Bureau d'appui en matière d'asile, le UNHCR, l'Organisation internationale pour la migration ainsi que l'Union africaine. L'ensemble des États de l'Union Européenne étaient présents dont l'Italie qui était représentée par une "délégation technique".

"Notre objectif est de trouver en septembre à Malte un accord avec une dizaine de pays, entre 12 et 15, sur un mécanisme permettant d'assurer plus d'efficacité et plus d'humanisme dans les débarquements de migrants en Méditerranée", a expliqué une source proche du dossier, à l'issue de la réunion.

Ainsi, M. Castaner espère qu'un "nombre suffisant d'États membres s'accordent pour soutenir le mécanisme temporaire pour assurer de façon plus organisée et prévisible la gestion des débarquements", a-t-il tweeté.

Sous l'impulsion de Paris et de Berlin, les ministres planchent sur une "coalition de volontaires" qui s'engageraient à systématiquement se répartir l'accueil des personnes secourues, sans avoir à engager de pénibles négociations après chaque sauvetage.

Ce mécanisme prévoit de répartir "aussi vite que possible" les personnes demandant l'asile dans les pays faisant partie de la "coalition de volontaires", en échange d'une ouverture de leurs ports par l'Italie et Malte.

Selon cette source, "sept pays" ont trouvé un accord sur ce mécanisme jeudi à Helsinki, lors d'une première réunion. "Aujourd'hui, le but était de consigner tout sur papier et d'écouter tout le monde et il y a eu des messages convergents" car "d'autres pays se sont dits prêts à discuter dans les prochains jours, avec pour échéance septembre lors d'une réunion à Malte", a t-elle précisé.

Pour le ministère des Affaire étrangères allemand, "il est nécessaire de former une +coalition de volontaires+ et nous avons fait un pas en avant. D'autres négociations auront lieu au niveau des ministres de l'Intérieur."

Côté italien, on estime que "cette réunion n'a pas produit de ligne partagée", selon des sources ministérielles, qui appellent au "stop du document de Paris".

Dimanche, le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini a assuré que la France et l'Allemagne ne pouvaient décider seules des politiques migratoires "en ignorant les demandes des pays les plus exposés", dans une lettre envoyée à Christophe Castaner.

L'absence de "partage du fardeau" de l'accueil est l'un des principaux arguments de l'Italie pour expliquer la fermeture de ses ports. En promettant d'emblée une répartition, l'objectif est de mettre fin aux bras de fer à répétition, notamment avec Rome, et d'éviter un drame humanitaire cet été.

Lundi matin, des organisations comme SOS-Méditerranée et Médecin sans frontières, ont souligné "un besoin de solidarité" pour ne pas laisser la "responsabilité de débarquer les migrants à l'Italie et à Malte".

"On ne peut pas attendre que tout le monde soit d'accord, il y a urgence en Méditerranée centrale", a lancé Sophie Beau, directrice générale de SOS-Méditerranée.

Dans l'après-midi, Emmanuel Macron devait rencontrer des représentants de l'Organisation internationale pour les migrations et du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

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