Microprocesseurs: le nouveau fonds de l'Armée investit dans le grenoblois Kalray

Le fonds d'investissement de l'Armée, Definvest, a procédé à sa première opération en souscrivant au nouveau tour de table du grenoblois Kalray, développeur d'un microprocesseur de nouvelle génération spécialement adapté aux voitures autonomes.

Definvest, qui est géré par Bpifrance pour le compte du ministère des Armées, et Alliance Ventures, le fonds de capital-risque de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, ont participé à une levée de fonds de 10 millions d'euros, aux côtés des actionnaires existants, selon un communiqué diffusé mercredi.

L'entrée au capital du ministère des Armées est "pour nous une très forte validation de l'avance technologique et de l'enjeu stratégique de nos solutions sur le marché", a commenté le président du directoire de Kalray Eric Baissus, cité dans le texte.

Pour la ministre des Armées Florence Parly, ce premier investissement "est un signe fort pour tous les entrepreneurs, les chercheurs, les ingénieurs: la défense croit en vous, investit pour vous".

L'argent frais ainsi recueilli doit permettre d'accélérer "le déploiement industriel et commercial du processeur intelligent de Kalray". Une nouvelle génération doit en être lancée l'an prochain.

Si les champs d'application de ce processeur sont multiples - puisqu'il permet de démultiplier la capacité de calcul en temps réel tout en maintenant une consommation d'énergie très basse - la société a choisi de privilégier l'automobile et les centres de données.

Son processeur est notamment déjà intégré dans le +concept-car+ électrique Symbioz de Renault.

Cette opération constitue la deuxième tranche d'une levée de fonds de 23,6 millions d'euros, annoncée en juin avec l'appui de Safran Corporate Venture, du fonds d'investissement asiatique Pengpai et des actionnaires historiques (ACE Management, CEA Investissement, Eurekap! et Inocap Gestion).

Emanation du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) fondée en 2008, Kalray avait vu son potentiel reconnu cinq ans plus tard par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui avait retenu la société grenobloise pour ses présentations des "objets de la nouvelle France industrielle".

Lancé en novembre, le fonds Definvest est doté de 50 millions d'euros et est géré par la banque publique d'investissement Bpifrance.

fga/dfa/spi

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