Le gouvernement français considérerait une application provisoire du traité de libre échange avec les pays du Mercosur comme "une forme de viol démocratique" après la saisine mercredi de la Cour de justice de l'UE par le Parlement européen.
Si la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen "venait à passer de force en imposant une application provisoire, cela constituerait en l'état, eu égard au vote qui a eu lieu hier (mercredi) à Strasbourg, une forme de viol démocratique. Je n'imagine pas que ça puisse être le cas", a déclaré jeudi a porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur Europe1/Cnews.
Avant la décision de la justice européenne, la Commission a le droit d'appliquer le traité à titre provisoire. Mais ce n'est pas tranché à ce stade, souligne Bruxelles.