Manifestations: un organisateur de la mobilisation de samedi "soutient les révoltes"

L'un des co-organisateurs de la journée de mobilisation de samedi contre la "vie chère", qui a tourné au chaos dans plusieurs villes en raison d'affrontements et de pillages, a apporté dimanche son soutien aux "révoltes qui éclatent partout dans le pays".

"On m'a demandé de condamner les violences, les émeutes, les barricades. De condamner la colère du peuple. Je refuse d'ajouter ma voix au concert de l'indignation. Cette colère, je ne la condamne pas: je la salue", écrit Benjamin Ball, éditeur du site 17octobregiletjaune.net qui recensait les actions organisées lors de cette journée qui a rassemblé entre 550.000 et 800.000 personnes selon les sources.

"En tant que militant de la moindre violence, je soutiens et j'appuie les révoltes qui éclatent partout dans le pays", ajoute le militant, qui faisait partie des multiples organisations ayant appelé à se mobiliser, avec des collectifs étudiants et lycéens, des gilets jaunes et certains syndicats.

"L'État et les multinationales écrasent jour après jour la vie de millions de personnes. La révolte contre cette violence est légitime", ajoute sur son site celui qui a été aussi partie prenante des manifestations pour le climat du 26 septembre et du mouvement "Bloquons tout" en septembre 2025.

Benjamin Ball appelle notamment à la "poursuite des perturbations et des blocages logistiques", au "soutien, partout, aux mobilisations lycéennes et étudiantes" et à préparer "la grève" et un "blocage général reconductible à partir du 5 novembre".

Une intersyndicale interprofessionnelle CFDT-CGT-FO-Unsa-FSU a appelé début octobre les salariés du privé et du public, ainsi que les retraités et les jeunes, à une journée de grève et de manifestation le 5 novembre pour "les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie".

Samedi soir, la CGT a appelé "à poursuivre la mobilisation pacifique avec les jeunes, à mettre partout en débat sur les lieux de travail les conditions de la construction du rapport de force pour gagner sur les revendications" et "à préparer les prochaines étapes de mobilisation", dont "la grande journée intersyndicale de grève et de manifestation interprofessionnelle du 5 novembre".

Au sujet des affrontements ayant émaillé le 17 octobre, le syndicat a dénoncé dans son communiqué "la répression visant à empêcher la population de participer aux manifestations", estimant que "c'est le gouvernement qui porte la responsabilité politique de la montée des violences observée" par "son refus obstiné de répondre aux revendications portées massivement de manière pacifique".