Malgré la perte de la licence Disney, Unique Heritage Media prépare l'avenir

Privé de la licence des magazines Disney en mars prochain, le groupe de presse et d'édition Unique Heritage Media (UHM) veut s'appuyer sur ses "marques fortes", dont la revue pour enfants Abricot ou le magazine scientifique Epsiloon, pour entamer un nouveau cycle, a-t-il indiqué mardi.

"Mars 2027 n'est pas la fin d'une trajectoire, mais la conclusion d'un cycle et la poursuite d'une autre trajectoire", a assuré le président d'UHM, Emmanuel Mounier, lors d'une conférence de presse.

Le groupe français, dont les contenus jeunesse représentent 80% de l'activité, édite plus de 15 magazines, 12 collections de livres, 9 séries de podcasts et deux applications d'apprentissage (en langues et en histoire). Il veut devenir un "acteur de référence de l'edutainment", l'art d'informer en divertissant.

Disney a annoncé en mars qu'il ne renouvellerait pas le contrat de licence avec UHM pour ses magazines pour enfants, dont Le Journal de Mickey et Picsou Magazine. Après mars 2027, ils seront publiés par Panini.

Edités par UHM depuis 2019, ces titres représentent environ la moitié de son chiffre d'affaires (près de 26 millions d'euros sur environ 55 millions), selon M. Mounier. Leur perte a conduit à l'ouverture d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit environ 35 départs sur un effectif de quelque 110 personnes.

Disney a été "un formidable accélérateur", mais UHM dispose aujourd'hui de "marques nombreuses et fortes", a fait valoir le dirigeant.

UHM a lancé fin août Tribu L'hebdo, hebdomadaire papier d'actualité destiné aux 8-12 ans.

Le groupe veut aussi "renforcer la marque" Abricot, selon Sandrine Diers, directrice abonnements. Papoum, magazine pour les tout petits, devient Mon premier Abricot, afin que cette gamme couvre la tranche d'âge des 1-6 ans.

La combinaison avec les autres titres du groupe, dont Tout comprendre ou Les minimondes, permet "un chaînage qui va des premières années de l'enfance jusqu'à l'adolescence", selon Mme Diers.

Autre "moteur de croissance", les petits livres Quelle histoire, sur des personnages historiques, vendus 5 euros. Ils ont donné naissance à la BD Post Mortem, où une ado reçoit la visite des fantômes de Napoléon ou Cléopâtre. Le premier tome sort mercredi.

Enfin, UHM s'appuie sur le magazine scientifique Epsiloon, lancé en 2021. Avec 35.000 abonnés et 3,9 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, "on est rentable", s'est réjoui son rédacteur en chef, Hervé Poirier.

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