Des organisations syndicales et associatives ont pris la défense des Conseils économiques, sociaux et environnementaux (Ceser), dont le projet de loi de "simplification", soumis à un dernier vote de l'Assemblée mardi, prévoit la suppression.
Assemblées consultatives qui concourent à l'administration des régions par leurs avis, les Ceser, qui n'ont pas de lien organique ou budgétaire avec le Conseil économique social et environnemental (Cese) au niveau national, sont composés à parts égales de représentants du patronat et des syndicats, ainsi que de représentants associatifs et de personnalités qualifiées nommées par le préfet de région.
"La disposition issue de la commission mixte paritaire prévoit la suppression des Ceser dans toutes les régions, tout en laissant la possibilité aux exécutifs régionaux de les réinstaurer, renforçant encore les inégalités territoriales", rappelle le Mouvement associatif dans un communiqué conjoint avec les employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes et ESS France).
"Sous couvert d'économies hypothétiques, cette mesure constitue en réalité une réduction des espaces de dialogue démocratique et la remise en cause de l'utilité de nos instances de démocratie participative", dénoncent ces organisations.
"Les Ceser, qui font vivre la démocratie en territoire, font partie de l'écosystème démocratique et participent à l'administration des régions", relève pour sa part la CGT dans un communiqué séparé.
"Dans une société toujours plus fragmentée, les Ceser constituent de précieux outils de cohésion des territoires. Il faut leur en donner les moyens pour que leur rôle dans l'élaboration des politiques publiques en soit renforcé", a estimé de son côté vendredi le syndicat Unsa.
Si la loi de simplification est votée par l'Assemblée nationale mardi, le texte sera soumis au Sénat mercredi pour adoption définitive.
La CFDT, la CGT et FO avaient déjà pris la défense des Ceser fin janvier.