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LGV Sud-Ouest, un "acte fort" contre le réchauffement, selon le PDG de la SNCF

Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou a plaidé mercredi pour le projet de ligne à grande vitesse LGV Sud-Ouest, exemple selon lui des "actes forts" nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique.

Au moment où ce projet colossal subit des revers au sein des collectivités locales censées partiellement le financer, M. Farandou l'a défendu dans un message sur son compte LinkedIn.

"La LGV Bordeaux-Toulouse avec son antenne landaise en direction des Pyrénées-Atlantiques place le train comme LA solution de mobilité durable face à l'urgence climatique", a-t-il affirmé.

Ce Grand projet du Sud-Ouest (GPSO) prévoit la création de deux nouvelles lignes à grande vitesse pour faire gagner une heure de trajet entre Bordeaux et Toulouse et 20 minutes entre Bordeaux et Dax, en prolongement de la LGV déjà existante entre Paris et Bordeaux.

Son coût estimé est de 14,3 milliards, dont 40% pris en charge par l'État, qui débloquera 4,1 milliards pour la ligne Bordeaux-Toulouse, 40% par les collectivités locales des régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie et 20% par l'Union européenne.

Or lundi, le département de la Gironde, dirigé par la gauche, a décidé de ne pas financer ce projet à hauteur de 280 millions d'euros, préférant miser sur une amélioration du réseau ferroviaire local. Et jeudi, la Métropole de Bordeaux, censée apporter 350 millions, risque de lui emboîter le pas.

"L'enjeu climatique est tel qu'il nous faut poser des actes forts pour réduire drastiquement les émissions" de gaz à effet de serre, a plaidé M. Farandou, pour qui le GPSO permettrait en particulier de faire transiter davantage de fret sur les lignes classiques, et de "désaturer les autoroutes consumées par les flux de camions".

Si l'entreprise ferroviaire se tient prête à assurer la maîtrise d'oeuvre des infrastructures et futures gares, M. Farandou a rappelé que SNCF Réseau, tenu à l'orthodoxie financière après avoir vu une partie de son énorme dette reprise par l'État, ne pouvait pas financer la GPSO.

"Je ne voudrais pas que les uns et les autres, et notamment le +boomer+ que je suis, soient pris à partie par les jeunes générations sur le thème de la non-décision et des occasions manquées", a-t-il conclu.

tq/ak/LyS

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