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L'ex conseiller de Macron, Ismaël Emelien, consultant pour LVMH

L'ex conseiller d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, a été engagé comme consultant en stratégie environnementale par le géant du luxe LVMH, a-t-il annoncé vendredi à l'AFP, confirmant une information du site Mediapart.

En juin, environ trois mois après son départ de l'Elysée, l'ex conseiller spécial du chef de l'Etat a créé sa société de conseil en stratégie, Unusual ("Inhabituel"), basée dans le 3eme arrondissement de Paris, dont il est "l'associé unique et le seul salarié", a-t-il précisé.

"LVMH fait partie des clients de cette structure depuis fin septembre", a affirmé à l'AFP M. Emelien, qui assurera une "mission d'accompagnement stratégique pour le groupe, avec un focus sur la dimension environnementale", a-t-il indiqué.

De son côté un porte-parole de LVMH a confirmé l'existence de cette "mission de consulting, de quelques jours par mois".

M. Emelien, 32 ans, a précisé avoir déjà accompagné des dirigeants d'entreprises cotées au CAC 40 lorsqu'il travaillait chez Havas, de 2009 à 2014.

Ce trentenaire très secret était l'un des plus proches collaborateurs d'Emmanuel Macron, qui fournissait aux députés et aux ministres les "éléments de langage" sur les sujets d'actualité, l'auteur aussi des formules "Make our planet great again" ou "premier de cordée".

Il avait annoncé sa démission au mois de février, la justifiant par la sortie d'un livre - co-signé avec David Amiel, "Le progrès ne tombe pas du ciel", sur le progressisme -, le chef de l'Etat ayant interdit à ses conseillers de publier pendant qu'ils étaient en poste à l'Elysée.

"Par éthique personnelle, je me suis astreint en tant que conseiller spécial du président à un silence absolu qui n'est pas compatible avec la parution d'un tel ouvrage", avait-il alors déclaré à l'hebdomadaire Le Point.

M. Emelien avait alors évacué tout lien avec l'affaire Benalla dans laquelle il était pourtant directement impliqué.

L'ex-chargé de mission du président avait en effet affirmé aux enquêteurs lui avoir transmis des vidéos obtenues illégalement auprès de la police, destinées à le disculper dans le déroulé des violences du 1er mai. Ces images s'étaient retrouvées sur des comptes Twitter pro-Macron.

Avant lui, Sylvain Fort, directeur de la communication et plume du président, autre pilier des débuts de la "Macronie", avait annoncé début janvier son départ "pour raisons personnelles".

ref/pn/eb

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